Pourquoi Stéphane Bern refuse d’être ministre : « Je vais vous donner une raison qui va peut-être vous choquer… »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:33
ABACA
Souvent cité comme étant un candidat plausible au ministère de la Culture, Stéphane Bern a expliqué pourquoi il refuserait catégoriquement ce poste.

Stéphane Bern ne veut pas être ministre et le fait savoir. Alors que son nom revient souvent lorsqu’un remaniement du gouvernement a lieu, l’animateur de France Télévisions ne veut pas entendre parler de politique nationale, lui qui occupe déjà le poste de conseiller municipal dans son village de Thiron-Gardais en Eure-et-Loir : "J’ai tellement dit que je n’avais aucune intention d’être ministre que personne ne me l’a jamais proposé", a-t-il déclaré aux lecteurs du Dauphiné Libéré le 12 octobre dernier. "Depuis que j’ai la Mission Patrimoine, j’ai quand même connu cinq ministres de la Culture. Et moi, je suis toujours là. Ça ne m’attire pas, et je pense que je suis beaucoup plus utile là où je suis."

Stéphane Bern ne veut pas être ministre

Dans la suite de sa déclaration, Stéphane Bern a donné davantage de précision sur l’incompatibilité pour lui d’avoir de grandes fonctions en politique. Celui qui fêtera ses 61 ans le 14 novembre prochain avoue ne pas avoir notamment le temps : "Je vais vous donner une raison qui va peut-être vous choquer, mais je suis obligé de faire tout ce que je fais pour pouvoir entretenir mes vieilles pierres. Le collège royal et militaire coûte très cher. Il y a des gens qui font les visites, toute une organisation, etc. Pour ça, je donne tout ce que j’ai. Et puis surtout, je suis libre. La liberté n’a pas de prix. Donc je n’ai aucune ambition politique."

L’animateur a toujours refusé d’entrer en politique

En janvier dernier, alors que le gouvernement français était encore en plein remaniement, Stéphane Bern avec déjà assuré auprès de Télé 7 Jours n’avoir aucun attrait pour un poste de ministre : "Jamais je n’accepterai d’entrer dans un gouvernement. Emmanuel Macron m’a déjà proposé un poste prestigieux dans le patrimoine. Je l’ai refusé. Mon métier, c’est faire de la télévision. Une activité qui me passionne. J’accepte des missions bénévoles pour le patrimoine, d’aller faire des masters class sur l’histoire dans les écoles de quartiers défavorisés. J’accepte de donner mon temps pour le bien de la cité au sens noble du terme. Mais ma liberté est à mes yeux plus importante qu’un poste dans un ministère. Je suis d’ailleurs plus proche des Premières dames que des présidents. J’ai soutenu Mme Giscard d’Estaing pour la Fondation de l’Enfance, j’ai animé pendant des années les galas de Danièle Mitterrand au profit de son association France-Libertés. Quant aux pièces jaunes de Bernadette je les ai faites longtemps."

Par
Benoît Lesueur