« On les a enterrées vivantes » : Nathalie Levy déplore la gestion des personnes âgées pendant la crise du Covid (VIDÉO)

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 6:13
Présente au micro de Sud Radio ce jeudi 30 mars afin de présenter son livre "Chers grands-parents", Nathalie Levy a pointé du doigt certaines mesure du gouvernement visant les personnes âgées pendant la crise sanitaire...

C’est à nos anciens que Nathalie Levy dédie son nouveau livre. Ce jeudi 30 mars, la journaliste était invitée dans l’émission Sud Radio Média pour présenter son ouvrage Cher grands-parents, publié aux Éditions Albin Michel. Dans cet ouvrage, l’animatrice d’En Aparté sur Canal+ donne la parole à de nombreuses personnalités qui se livrent sur la relation qu’elles entretiennent avec leurs grands-parents. "J’avais eu à cœur de raconter ces invisibles qui sont souvent des familles, aussi les aidants professionnels, parce qu’ils sont aujourd’hui 8 à 11 millions de personnes. Aujourd’hui, la population est vieillissante, un tiers de la population aura plus de 60 ans en 2060."

C’est pendant la crise sanitaire que Nathalie Levy a développé son idée : "Le confinement étant ce qu’il a été, ces images de détresse de ces anciens, cloisonnés, séparés par une vitre de leurs enfants, de leurs petits-enfants, même de leurs époux parfois… On en a tous vu. Ça m’a évidemment foudroyée, et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à gamberger. J’ai contacté, comme ça, deux-trois personnalités dont je savais qu’elles avaient un lien très fort avec leurs grands-parents." Ainsi, de nombreuses stars n’ont pas hésité à se confier à l’ancienne journaliste de BFMTV : "J’ai commencé par Stéphane De Groodt. On a fait l’entretien à la maison, on a pleuré sur le canapé chez moi alors qu’on se connaissait à peine ! Très vite, j’ai contacté Patrick Bruel parce que je savais que ses grands-parents étaient ses fondations. Julie Gayet, que je ne connaissais pas du tout, m’a dit un grand oui. (…) Anggun, Marc Lavoine, etc. On m’a toujours dit oui."

Dans la suite de son interview, Nathalie Levy s’est prononcée quant à la gestion des personnes âgées pendant la pandémie de Covid-19 : "On est en face d’une situation extrême. Donc quelle réaction on peut prendre en conscience quand on est en face de cette situation que personne ne connaissait, personne ne maîtrisait. Qui aurait pu faire mieux ? Ce n’est pas à moi de le dire", déclare dans un premier temps la journaliste de 46 ans, avant de se montrer critique envers les mesures restrictives de l’époque : "Néanmoins, quand on est dans la grande vieillesse, la durée de vie dans un EHPAD, c’est 5 ans. Donc quand il nous reste potentiellement 2, 3, 4 années, on ne peut pas les vivre à distance de nos proches. C’est impossible. Donc on les a enterrées vivantes en fait ces personnes-là selon moi. On les a isolées, on a parfois accéléré le phénomène de glissement, la dénutrition… On les a enterrées vivantes. (…) Je ne sais pas si on les a sacrifiées On a fait ce qu’on pensait être le mieux dans une urgence absolue. Donc on a pris des décisions hâtives. De là à dire que c’était jusqu’à les sacrifier, je n’irai pas jusque-là. Je pense qu’on a agi en fonction d’une urgence."

N.O

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