C’est avec un grand sourire que Robert Charlebois évoque sa relation avec Serge Gainsbourg. Ce lundi 27 mars, le chanteur québécois était présent dans l’émission Les clefs d’une vie, présentée par Jacques Pessis sur Sud Radio. L’artiste de 78 ans était invité à l’occasion de son concert "CharleboisScope", qui aura lieu sur la scène du Grand Rex à Paris le 1er et le 2 avril pour célébrer ses 60 ans de carrière.
À lire également
Au cours de l’émission, Jacques Pessis a interrogé Robert Charlebois sur la relation qu’il entretenait avec Serge Gainsbourg. Les deux hommes étaient très proches dans les années 1970. L’occasion pour le Québécois de se remémorer le côté festif de l’interprète de "Gainsbarre", qui était connu notamment pour sa grosse consommation d’alcool : "Il m’emmenait dans des endroits où il était toujours reçu à bras ouverts. Je ne sais pas qui réglait la note, mais elle devait être salée quand même ! Cela dit, je l’ai vu marcher pas toujours droit, mais je ne l’ai jamais vu tomber Serge ! Je ne sais pas quel était son secret, mais il y en a un, parce que c’est mathématiquement impossible que tout cet alcool tienne dans le même petit bonhomme !"
À lire également
"À la suite d’une soirée plus que bien arrosée, on est rentrés, vers deux ou trois heures du matin", poursuit Robert Charlebois en évoquant une anecdote partagée avec Serge Gainsbourg : "Il avait dirigé le trafic sur les Champs-Élysées… Mais bon, ce sont des folies qu’on fait. Et puis, on s’est rendu chez lui. Ce n’était pas fini, il voulait qu’on continue. Il a démarré le piano sans rien me dire. Et là je vois les notes qui se mettent à jouer ma chanson. J’étais vraiment fait à l’os comme on dit (expression pour signifier l’ivresse au Québec, ndlr). Et là j’ai eu comme un début de crise cardiaque (…) Pourtant je n’ai rien fumé, on n’a que bu. Et il a arrêté le truc en me disant que c’était un prototype que Yamaha lui avait prêté. Je ne sais pas si c’est encore dans son piano, ça ne m’étonnerait pas si personne ne l’a effacé. Peut-être que moi je l’ai effacé par contre, en disant : « Bah là, tu ne me feras plus ça deux fois ! »"
N.O