"Je ne me suis jamais intéressé à ce que l’on disait ou pensait de moi", assure Guillaume Durand, ancien animateur de France 2, CNEWS, Radio Classique ou encore Europe 1. Dans ce "métier où la concurrence règne", il s’est exprimé ce week-end sur son image de "désinvolte", "dandy" et "désabusé".
Guillaume Durand : "J’ai eu tous les emmerdements possibles"
Dans les colonnes de La Tribune Dimanche, Guillaume Durand analyse le personnage médiatique qu’il est, et se compare à certains de ses confrères comme Michel Drucker, dont la popularité reste intacte : "Je n’ai pas voulu passer mon temps à m’expliquer, à donner des interviews. Michel Drucker, qui a fait cette carrière magnifique et longue, prenait un temps fou à rencontrer les gens de la presse pour gérer une image que, moi, je n’ai jamais gérée. Vous savez, j’ai eu tous les emmerdements possibles. Tentative de meurtre quand j’étais jeune, problème d’arythmie, cancer… J’ai un rapport à la vie qui est de toujours se battre et où l’on n’a pas le temps de s’expliquer".
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L’écrivain, qui a reçu le prix Renaudot en 2022, est également revenu sur son combat contre le cancer agressif de la mâchoire qu’il a combattu en 2021 et qui a nécessité douze heures d’opération. "Aujourd’hui, je me sens totalement libre de parler. Pendant un temps, je craignais que ce soit perçu comme une forme d’exhibitionnisme. Et finalement, ça suffit, le silence ! C’est pour ça que je me suis engagé avec Rouge-Gorge, une campagne de sensibilisation pour les cancers ORL qui a eu lieu début avril", confie le journaliste. "J’ai toujours eu, peut-être à cause du sport, un côté Fight Club. Il est hors de question de se laisser enterrer par quelque chose que l’on peut combattre, de ne pas traverser le mur que l’on a devant soi. Au lieu de tomber dans la danse macabre, j’ai plutôt mis à distance le cadavre exquis que j’aurais pu être", conclut Guillaume Durand.