“Comme dans Psychose” : Guillaume Durand victime d’une tentative de meurtre au couteau à l’âge de 10 ans

Publié le 28 avril 2025 à 10:15
Laurent Hazgui / Capa Pictures pour Public Sénat
Tentative d'assassinat, départ du domicile familial... L'enfance du journaliste Guillaume Durand n'a pas été de tout repos. L'ex-animateur de France 2 et Europe 1 témoigne.

"Une psychologie avec bizarrement une gaieté apparente, de la prétendue désinvolture qui est en fait la réponse à cette affaire-là", voilà comment le journaliste Guillaume Durand décrit aujourd’hui cet épisode traumatisant qui a marqué son enfance et le reste de sa vie.

Guillaume Durand attaqué : il a échappé à une tentative d’assassinat

Ce 27 avril dans La Tribune Dimanche, le journaliste et animateur Guillaume Durand a révélé avoir échappé de peu à une terrible "tentative de meurtre" à l’âge de dix ans. "J’avais 10 ans. Alors que je me promenais à Belle-Île pour aller à la plage, un type est apparu avec un énorme couteau pour me tuer, comme dans Psychose. J’ai couru jusqu’à la ferme où était mon père, l’homme m’a suivi et s’en est pris à lui, déchirant ses jambes à coups de couteau avant de s’effondrer sous l’emprise de l’alcool", raconte l’ancienne voix de Radio Classique.

Guillaume Durand forcé de quitter le cocon familial à l’âge de 12 ans

Au cours de cette interview, l’écrivain qui raconte actuellement son combat contre le cancer, est revenu plus en détail sur son lien avec ses parents, "deux intellectuels loufoques", durant son enfance : "J’ai franchement bien ri et bien vécu avec eux". Mais avec ses frères et leur cousin, il a été relogé dans une chambre de bonne avant même son adolescence : "On commençait à vivre les uns sur les autres. Ce qui, au départ, était un peu une souffrance – à 12 ans, on a encore envie d’être avec papa et maman – puis s’est révélé finalement une libération phénoménale. Notre chambre était devenue un fumoir de pétards avec pour bande-son Led Zeppelin à fond la caisse. Je reconnais que cette vie n’a pas été toujours facile, parce qu’on se retrouvait tout seuls, sans soutien. Ma mère culpabilisait du fait que mon père avait un rapport tellement désinvolte à notre éducation".

Par
Hugo Mallais