Dans un entretien accordé à Télérama, Jean-Michel Aphatie est revenu sur les difficultés rencontrées lors de la préparation de son ouvrage "T’es une merde frère, signé Hanouna", publié chez Robert Laffont. Le journaliste explique avoir été confronté à un véritable mur du silence. Beaucoup de personnalités du milieu audiovisuel ont décliné ses demandes ou se sont montrées extrêmement prudentes.
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Jean-Michel Aphatie se confie sur les difficultés rencontrées lors de l’écriture
"Un jour j’ai croisé un animateur de télévision, je lui dis que je fais un livre sur Cyril Hanouna, c’est comme si je lui avais dit que j’avais la peste ! Il était ennuyé, il s’est échappé et il n’a jamais répondu à mes sms ! Je trouve cela incroyable ! Il suscite la peur, les gens s’effraient, ne veulent pas en parler", relate-t-il. Un climat pesant qui, selon lui, a eu des répercussions directes sur le contenu de son enquête. "La qualité du dialogue est affectée parce que beaucoup de gens ne se livrent pas", regrette-t-il.
Le chroniqueur se justifie
Interviewé par nos confrères de Télé Star, il a expliqué au sujet du coeur de son livre : "Au fil des temps, Cyril Hanouna est devenu un influenceur politique. Il a même suggéré qu’il pourrait être candidat au suffrage universel. Ainsi il entrait dans le champ de compétence du journaliste politique que je suis".
"Ce n’est pas un pamphlet, mais une enquête politique, bien sûr. Hanouna est dans la fabrication des idées, la promotion des valeurs. Ce livre nous interroge", s’est justifié le chroniqueur de Quotidien.
Et ce dernier de questionner : "Est-ce que nous laissons un homme sur un plateau de télévision insulter ses contemporains, humilier ses chroniqueurs, menacer à l’occasion, alors que les valeurs déclarées des institutions, de l’éducation, sont la tolérance et le respect des autres ?".
Marlène Schiappa et Gérald Darmanin, complices ?
Jean-Michel Aphatie ne s’est pas contenté de pointer du doigt Cyril Hanouna puisqu’il a aussi évoqué les noms de Marlène Schiappa, ou encore Gérald Darmanin "qui se pressent chez lui". "Je les appelle les complices. Des gens comme Gérald Darmanin ou Bruno Retailleau, qui ont l’autorité liée à leur fonction ministérielle, cultivent une amitié avec lui en faisant l’impasse sur ce qu’il fait, menacer quelqu’un de lui casser les jambes, puis de finir dans un coffre", a-t-il commencé. Et de conclure : "Pour un ministre de l’Intérieur, c’est curieux. Comme il est curieux que Ségolène Royal accepte d’être payée par Hanouna pour devenir chroniqueuse, quelques mois après qu’il a insulté un parlementaire ou la maire de Paris".