“Je ne vote ni RN ni PS” : Patrick Sébastien fait une mise au point sur l’élection présidentielle de 2027

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:22
Vim/ABACA
Patrick Sébastien, bientôt candidat à la présidentielle de 2027 ? Que nenni ! Cependant, il compte bien apporter son grain de sel et a expliqué à nos confrères de Soir Mag comment il souhaite influencer le choix des Français. 

En septembre dernier, alors invité sur le plateau de Tout beau tout n9uf, Patrick Sébastien avait évoqué la possibilité de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. L’ancien animateur du Plus grand cabaret avait confié : "C’est vrai que les mômes de 20 ans, chaque fois, ils me font le ‘Patoche Président’, et puis ils viennent me voir après, ils me disent : ‘tu voudrais te présenter’. (…) Il y a beaucoup de gens qui me disent ça aussi". 

Patrick Sébastien candidat à l’élection présidentielle de 2027 ? 

Cyril Hanouna lui avait alors assuré avoir entendu des réflexions similaires dans les médias : "J’ai entendu une émission la dernière fois, je crois que c’était sur Radio France, où il y a un politologue qui disait :  ‘Patrick Sébastien serait peut-être le bon candidat du peuple’"

Pour autant, le principal intéressé avait assuré écarter toute véritable ambition présidentielle. "Ça serait rigolo… mais pas pour être élu, évidemment. Par contre, être le porte-parole d’une autre France, celle que moi je connais, celle qui en a marre de se faire manipuler, qui en a marre de se faire exploiter, qui en a marre qu’on les prenne pour des cons".

Puis Patrick Sébastien d’insister : "Bien sûr que je me suis posé la question. Mais pas pour y aller au bout. Pour montrer qu’il y a une autre France qui existe, à qui on ne donne plus la parole, qu’il y a des gens qui sont abandonnés. (…) Moi, je n’ai pas de programme électoral, j’ai juste un ressenti, en me disant : ‘si jamais il y a un mouvement comme ça… Le nom est très facile, c’est : ‘ça suffit’".

"Je ne suis candidat à rien"

Interrogé par nos confrères de Soir Mag sur ses ambitions politiques, Patrick Sébastien a d’abord livré son constat sur l’état actuel de la société française. "En regardant autour de moi, je vois beaucoup de peurs qui nous empêchent de vivre, qui nous stressent et qui nous poussent à nous jeter sur des paradis artificiels, les médocs, la came, l’alcool. (…) La peur de la mort, du regard des autres, mais surtout la peur instillée par les médias, volontairement ou pas, car certaines peurs sont instrumentalisées pour manipuler l’électorat. La peur de l’avenir, d’entre-prendre, la peur de l’inconnu, il y en a tellement".

Il souhaite donc réagir avec son mouvement "Ça suffit" et a expliqué ses intentions à nos confrères.  "Il se trouve que, faisant des galas depuis des années dans des petites villes, je suis au contact du peuple. Je parle aux gens, les pauvres, les classes moyennes. Ce que j’entends depuis des mois, c’est : ‘Ça suffit, on n’en peut plus. On a trop de charges, trop de taxes’. On n’est pas en sécurité. Les politiques donnent un spectacle navrant. Je veux donc faire quelque chose", a-t-il déclaré avant de préciser : "Mais attention, je ne suis candidat à rien !"

Le chanteur explique comment il souhaite influencer l’élection 

"Cette initiative ne me rapportera ni gloire, ni succès, ni argent. Je veux juste parler au nom de ceux qu’on n’entend pas. Réunir un grand nombre, sans parti, pour faire ‘un chantage démocratique’. Je demande aux gens des propositions pour améliorer leur quotidien", a-t-il précisé. 

Patrick Sébastien a ensuite détaillé : "Je ferai un tri pour en garder une quarantaine, les plus réalistes. Entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2027, j’irai voir les deux candidats encore en lice pour leur demander : ‘Sur lesquelles de ces mesures voulez-vous vous engager ?’ En échange de nos voix, peut-être un million, on peut influer sur l’élection"

Et de conclure : "Je ne me présente à rien. Je ne vote ni RN ni PS. Je suis juste l’émissaire d’un peuple qui en a marre. L’argent ne va pas où il faut dans les services publics, l’hôpital, la sécurité. Je ne veux pas laisser ce monde-là à mes sept petits-enfants !".

Par
Kahina Boudjidj