“Ça serait rigolo” : Patrick Sébastien prêt à se présenter à l’élection présidentielle de 2027 ? Il répond (VIDEO)

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:35
Invité de Tout beau tout n9uf mardi 2 septembre sur W9, Patrick Sébastien a réagi aux "Patrick Président" parfois scandés par son public. S’il reconnaît s’être "posé la question", l’artiste assure ne pas vouloir se lancer en politique. 

Mardi 2 septembre, dans Tout beau tout n9uf sur W9, Cyril Hanouna a interpellé Patrick Sébastien sur un slogan qui revient régulièrement lors de ses concerts : "Patrick Président". Une formule qui amuse l’artiste mais qui soulève aussi des questions plus profondes. "Il y a plein de gens qui t’adorent", a lancé Cyril Hanouna. Et de reprendre : "Pendant tes concerts, il y a énormément de jeunes, de moins jeunes, de plus âgés, qui disent un truc… Il y a beaucoup de gens qui disent ‘Patrick Président’… 2027, ça arrive vite"

Patrick Sébastien président ?

L’ancien animateur du Plus grand cabaret a confirmé : "C’est vrai que les mômes, les mômes de 20 ans, chaque fois, ils me font le ‘Patoche Président’, et puis ils viennent me voir après, ils me disent : ‘tu voudrais te présenter’. (…) Il y a beaucoup de gens qui me disent ça aussi". L’animateur de Tout beau tout n9uf a ensuite assuré avoir entendu des réflexions similaires dans les médias : "J’ai entendu une émission la dernière fois, je crois que c’était sur Radio France, où il y a un politologue qui disait : ‘Patrick Sébastien serait peut-être le bon candidat du peuple’"

Pour autant, le principal intéressé écarte toute véritable ambition présidentielle : "Ça serait rigolo… mais pas pour être élu, évidemment. Par contre, être le porte-parole d’une autre France, celle que moi je connais, celle qui en a marre de se faire manipuler, qui en a marre de se faire exploiter, qui en a marre qu’on les prenne pour des cons". Puis le chanteur d’insister : "Bien sûr que je me suis posé la question. Mais pas pour y aller au bout. Pour montrer qu’il y a une autre France qui existe, à qui on ne donne plus la parole, qu’il y a des gens qui sont abandonnés. (…) Moi, je n’ai pas de programme électoral, j’ai juste un ressenti, en me disant : ‘si jamais il y a un mouvement comme ça… Le nom est très facile, c’est : ‘ça suffit’".

"Ces gens-là ne sont pas des beaufs"

Patrick Sébastien se veut le reflet d’une France souvent caricaturée comme il l’a regretté : "Pour eux, tous ces gens-là qui sont derrière moi, c’est des beaufs, c’est des blaireaux, c’est des incultes. Ce n’est pas vrai. Moi, je connais ces gens-là. Ils aiment leur papa, leur maman, leurs enfants autant que ceux qui les jugent. (…) Ils en ont marre qu’on leur interdise de vivre". Il décrit un quotidien simple mais légitime selon lui : "Toutes les fêtes que je fais, tous les gens qui critiquent, les moralisateurs : ‘oh, c’est des blaireaux, ils font des anniversaires, ils boivent des coups, ils mangent de la charcuterie’… Et alors ? Putain, ils ont une vie !"

Malgré l’engouement, Patrick Sébastien refuse l’idée d’une candidature comparable à celle de Coluche : "On m’a parlé de Coluche. Coluche, c’était mon pote, moi je l’ai vécu quand il y allait et tout ça. Je ne veux pas faire ça, je n’ai pas envie de tomber là-dedans. Moi, je veux continuer à faire l’artiste". Mais il n’exclut cependant pas un rôle de porte-voix : "Si je peux être le porte-voix un peu de ces gens-là, parce que je leur ressemble, parce que j’en viens, parce qu’on m’a viré de la télé comme une merde, alors qu’il y a plein de gens qui voulaient encore me voir, je représente ça pour eux. Mais je ne suis pas un saint, je vous rassure, je suis loin d’être un saint. Comme la plupart des gens que je connais, ce ne sont pas des saints, ils ont juste envie d’une autre vie". 

Un mouvement plutôt qu’une candidature

Patrick Sébastien a conclu en esquissant l’idée d’un collectif citoyen : "Ils nous disent ‘ça suffit, mais on fait quoi et avec qui ?’. Alors il y a peut-être un truc qui serait sympa, c’est de monter tout un groupe comme ça, pas pour aller gouverner, mais juste avant les élections, on va dire : ‘tiens, ce candidat, il nous plaît plus que les autres’. Là, par contre, ça pourrait avoir du poids". Et d’assurer une dernière fois, avec humour : "Je ne demande rien… Et je ne veux pas être président de la République, parce que je veux pouvoir retourner… au Cap d’Agde"

Par
Kahina Boudjidj