« Il y a toujours deux poids, deux mesures » : Élie Semoun pousse un coup de gueule après les discours sur le conflit israélo-palestinien aux César

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:55
Berzane Nasser/ABACA
Alors que plusieurs artistes ont affiché leur soutien à la Palestine lors de la cérémonie des César, Élie Semoun a déploré le discours employé par certains de ses pairs...

La 49e cérémonie des César fut placée sous le signe de l’engagement. Au cours de la soirée mettant en lumière le 7e art, de nombreux artistes ont profité de leur récompense pour prendre la parole afin de s’exprimer sur le conflit israélo-palestinien : "C’est complètement hallucinant que de demander à arrêter le massacre d’enfants soit devenu une revendication radicale. On ne va pas se taire, on ne pas se faire intimider. Il faut que le massacre cesse. Ce qui arrive là-bas est tellement horrible, personne ne peut dire je ne le savais pas. C’est le premier massacre en direct sur nos téléphones", a d’abord lancé Kaouther Ben Hania après avoir remporté le César du meilleur film documentaire pour Les Filles d’Olfa.

La cinéaste Gala Hernández López, lauréate du César du meilleur court-métrage documentaire pour La Mécanique des fluides, a quant à elle directement interpellé le gouvernement français : "Si je n’avais pas la chance d’être ici ce soir je serais dehors avec mes camarades féministes. Je demande à la France d’être à la hauteur de ses valeurs et de s’engager concrètement pour le peuple palestinien."

De son côté, Arieh Worthalter, le gagnant du César du meilleur acteur pour son rôle dans Le procès Goldman, a également eu une pensée pour les otages israéliens emprisonnés par le Hamas depuis le 7 octobre : "Je me joins moi aussi, comme tant d’autres, à l’appel pour un cessez-le-feu à Gaza. La vie le demande. Celle des Gazaouis et celle des otages. Nous sommes unis en tant qu’espèce. (…) J’espère qu’une fois cette folie arrêtée, il faut d’abord qu’elle s’arrête, nous aurons tous ici, là-bas et partout ailleurs, le courage d’affronter nos propres démons plutôt que l’ombre de notre prochain. Le cinéma nous a déjà aidés à le faire auparavant et je suis sûr qu’il le fera encore."

À la suite de ces différents discours, Élie Semoun a poussé un coup de gueule dans un message publié sur Twitter. Le comédien a regretté les prises de parole des lauréats des César, qui omettent selon lui le sort des otages israéliens : "C’est juste de demander un cessez-le-feu et de pleurer sur les enfants qui meurent, et je me joins à cette demande. Mais qui parle des otages ? Des femmes violées quotidiennement et qui sont désormais enceintes de ces monstres ? Qui a un mot pour l’enfer vécu par ces femmes, ces hommes et ces enfants? Il y a toujours deux poids, deux mesures. Pensez à eux aussi. Le monde est l’otage du Hamas, y compris la Palestine."

Par
Noah Lénaud