“Elle est morte l’été dernier” : Justine Triet récompensée aux César, elle rend hommage à une actrice de son film (VIDEO)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:55
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Sacrée dans la catégorie "Meilleure réalisation", entre autres, la réalisatrice d'"Anatomie d'une chute" a rendu un hommage vibrant à Sophie Fillières.

Vingt-quatre ans après Toni Marshall, Justine Triet devient la deuxième femme seulement à remporter le César de la meilleure réalisation pour Anatomie d’une chute. Son film continue de connaître un destin exceptionnel en remportant six Césars, dont trois pour Justine Triet, également récompensée dans les catégories Meilleur film et Meilleur scénario. "Être la deuxième femme de l’histoire des César à obtenir ce prix en quarante-neuf ans, c’est pas rien. C’est un peu flippant et génial à la fois", a-t-elle ironisé sur la scène lors de ses remerciements en direct sur Canal+ ce vendredi 23 février 2024. "Ça donne de l’espoir pour la suite. On l’espère très fort, en tout cas", a-t-elle ajouté avant de rendre hommage à "une femme" en particulier. "Une femme qui aurait pu l’avoir (ce César de la meilleure réalisation, ndlr), que j’aimais énormément et qui est mort l’été dernier. C’était quelqu’un de très important pour moi et je me sentais bien à côté d’elle. Elle n’était jamais dans la séduction et les gens qui ne cherchent pas à être dans la séduction ont un pouvoir fou car ils ont un accès direct à l’essentiel, à ce qu’il y a de plus important dans la vie. Donc… Je pense à Sophie Fillières", a déclaré Justine Triet, la gorge nouée.

Sophie Fillières est décédée d’une longue maladie en juillet dernier à l’âge de 58 ans. Également scénariste et actrice, elle jouait le rôle de Monica dans Anatomie d’une chute, son troisième film en tant qu’actrice. Ma vie, ma gueule, le septième et ultime long-métrage qu’elle a réalisé, porté par Agnès Jaoui et Philippe Katerine, sortira de manière posthume cette année. "Ça me faisait un peu peur, des fois, quand elle me regardait ni sourire pendant de longues minutes, (…) et en même temps, ça me rassurait qu’elle existe. J’aimais sa relation à la vie, son intelligence, sa crudité, sa lucidité. Je veux la remercier pour ce qu’elle nous laisse, ses films. (…) Je te salue, Sophie, et ce César, je le partage avec toi. Merci pour tout ce que tu m’as donné dans la vie et dans ce film", a conclu Justine Triet, extrêmement émue.

Par
Hugo Mallais