C’est une sortie qui n’a pas fini de faire parler. Ce lundi 29 mai, à l’issue de son match gagné contre l’Américain Aleksandar Kovacevic 6-3, 6-2, 7-6 (7/1), Novak Djokovic s’est exprimé sur la question du Kosovo. A l’aide d’un marqueur, il a écrit ces quelques mots en cyrillique sur la caméra du tournoi : "Le Kosovo c’est le cœur de la Serbie! Stop à la violence". Un message qui intervient alors que "le nord du Kosovo est le théâtre depuis plusieurs jours d’affrontements entre des membres de la force internationale emmenée par l’Otan (KFOR) et des manifestants serbes qui réclament le départ de maires albanais de la localité", ont indiqué nos confrères de RMC Sport. Invitée sur le plateau de Télématin ce mercredi 31 mai, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra s’est exprimée sur le sujet. Elle a estimé que la prise de position du tennisman n’était "pas appropriée". "Il y a principe de neutralité du terrain de jeu. Quand on porte des messages qui rapprochent les peuples autour de valeurs universelles, peut exprimer, un sportif est libre de le faire, là, en l’occurrence, c’est un message qui est très politique. Et je pense qu’il ne faut pas, a fortiori dans les circonstances actuelles, rentrer là-dedans. Il ne faut pas que ça se reproduise", a demandé la femme politique.
À lire également
Après son slogan écrit, Novak Djokovic s’est exprimé plus longuement sur le sujet lors d’une conférence de presse. "C’est un sujet sensible. Je ressens une responsabilité supplémentaire en tant que personnalité publique et en tant que fils d’un homme né au Kosovo d’apporter mon soutien à tout le peuple serbe. C’est le moins que je puisse faire. Je ne suis pas un politicien et je n’ai pas l’intention d’engager un débat", s’était-il justifié. Jeton Hadergjonaj, le vice-président de la fédération kosovare, s’est pour sa part indigné de la prise de position du tennisman. "Il sous-entend qu’il a des origines au Kosovo parce que son père y est né. Il a en effet des liens avec la région du nord, mais le Kosovo est un pays indépendant reconnu par la fédération internationale de tennis (ITF), la fédération européenne de tennis et la communauté internationale", s’est-il insurgé.
"Il ne faut pas que ça se reproduise"
Amélie Oudéa-Castéra tacle Novak Djokovic après son message politique sur le Kosovo à #RolandGarros . #Les4V @AOC1978 pic.twitter.com/ZcKqDmLVF0
— Telematin (@telematin) May 31, 2023
L.C