Roland-Garros bat son plein à la Porte d’Auteuil de Paris. Depuis dimanche dernier, le tableau principal du tournoi a débuté, faisant les bonheurs des amateurs de la petite balle jaune. Si les meilleurs joueurs de tennis de la planète se rendent coup pour coup sur la terre battue parisienne, la bataille est aussi rude en coulisses du côté des diffuseurs. Comme la saison dernière, France Télévisions et Prime Video se partagent les droits de diffusion de Roland-Garros, puisque la plateforme d’Amazon détient l’exclusivité des matchs de "night session" et du court Simonne-Mathieu. Une concurrence pas toujours saine, puisqu’en 2022, Marion Bartoli ne s’était pas fait prier pour pointer du doigt publiquement la couverture du tournoi du Grand Chelem par le service public en marge de la polémique de la diffusion du match Djokovic-Nadal, en déclarant notamment sur Europe 1 : "Delphine (Ernotte) est très gentille, mais France Télévisions réduit de plus en plus leurs heures de diffusion. Les gens se plaignent parce qu’il y a beaucoup de publicité. Les matchs sont réduits, ils mettent des plateaux où ils invitent des personnalités qui n’ont rien à voir avec le tennis."
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Des propos qui ne passent pas auprès de Laurent Luyat, même un an plus tard. Invité à répondre aux mots forts de Marion Bartoli lors d’un entretien accordé à Pure Médias le 28 mai dernier, le journaliste qui fête ses 20 ans de couverture de Roland-Garros à France Télévisions a déploré les critiques de l’ancienne joueuse de tennis qui travaille désormais pour Prime Video : "Je suis toujours choqué qu’une consultante d’une chaîne critique ses concurrents. Il y a des choses qui ne se font pas. Pour ma part, j’ai toujours pratiqué la confraternité depuis que je fais ce métier. Je n’ai jamais vu un consultant critiquer un concurrent et je n’ai pas trouvé cela très élégant. Je crois qu’elle aurait pu s’abstenir mais ces propos n’ont pas d’importance."
N.O