Hier soir, sur TF1 et LCI, le débat entre Valérie Pécresse et Eric Zemmour animé par Gilles Bouleau et Ruth Elkrief a attiré 5,06 millions de téléspectateurs sur la première chaîne (soit 21,4% parts de marché). Un "Face à face" en déclin de 700 000 personnes par rapport au JT de 20h, qui était exceptionnellement raccourci de 20 minutes, ce jeudi soir.
Et malheureusement, la tension entre les deux candidats à la présidentielle de 2022 a transformé ce qui devait être une discussion sur leurs programmes, en une véritable foire d’empoigne. Tour à tour, la présidente de la région Île de France et l’ancien journaliste se sont balancé des formules très dures.
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De son côté, l’ancienne ministre a coincé Eric Zemmour sur les propos qu’il avait tenu sur Vladimir Poutine, notamment. Elle l’a taclé : "Quand on est sous l’influence de Poutine, on ne peut pas se dire patriote". Et d’ajouter en outre : "Moi, il n’y a pas de salut nazi dans mes meetings", prenant soin de lister les noms des soutiens controversés du polémiste, qui ont rejoint son parti Reconquête.
En réponse à cette dernière attaque, Eric Zemmour a expliqué que le jeune homme avait tout de suite été viré. Sur la guerre en Ukraine, faisant valoir que "Le général de Gaulle, en 1968, avait continué à avoir des relations avec l’URSS communiste", Eric Zemmour a taxé Valérie Pécresse de "gaulliste de pacotille".
Et d’ajouter qu’elle était le "clone" d’Emmanuel Macron, ou encore "madame 20h02" – comprenez qu’au soir du premier tour : "à 20h02, elle appellera à voter pour Emmanuel Macron".
Selon un dernier sondage partagé ce jeudi par OpinionWay-Kéa Partners pour Les Échos et Radio classique, Emmanuel Macron est crédité de 30 % d’intentions de vote, devant Marine Le Pen à 18 %, Valérie Pécresse (12 %) et Éric Zemmour (11 %)…
F.A