Ukraine, immigration, rétablissement de la souveraineté économique, économie verte ou encore retraite, Valérie Pécresse et Éric Zemmour ont longuement débattu sur de nombreux sujets ce soir lors d’un débat musclé sur TF1 et LCI.
Interviewés par Gilles Bouleau et Ruth Elkrief, les deux outsiders de la Présidentielle 2022, en chute libre dans les sondages, comptaient beaucoup sur cette confrontation pour se détacher et se donner une chance de qualification pour le second tour du scrutin.
"Quand on est sous influence de Poutine, on ne peut pas se dire patriote. Et c’est pour cela que vous êtes décrédibilisé pour présider la France", a lancé Valérie Pécresse à son adversaire, lorsque la question de la Guerre en Ukraine a été posée.
➡ Qu’est-ce qui fait qu’@ZemmourEric ne serait pas un bon président selon @vpecresse ?
️"Quand on est sous influence de #Poutine, on ne peut pas se dire patriote. C’est pour cela, que Mr. Zemmour, que vous êtes décrédibilisé pour présider la France"
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— TF1Info (@TF1Info) March 10, 2022
La présidente du Conseil régional d’Île-de-France a ensuite accusé Eric Zemmour d’être porté par “l’esprit munichois” et a affirmé qu’il était "fasciné par la force d’Hitler, la force de Poutine”. La candidate de droite a également pointé “l’inhumanité” d’Eric Zemmour qui refuse d’accueillir en France les réfugiés ukrainiens. « Je suis fidèle à la tradition chrétienne de la France. Je ne varie pas là-dessus, car ce sont mes principes », a-t-elle lâché à propos de l’accueil des réfugiés ukrainiens.
Piqué au vif, l’ancien journaliste du Figaro Magazine lui a répondu en la qualifiant de "technocrate" et de "gestionnaire".
Lors de la soirée, le ton est monté d’un cran entre les deux adversaires. Valérie Pécresse a déclaré : “Moi, je suis de droite, il n’y a pas de salut nazi dans mes meetings", a-t-elle rétorqué. Et Éric Zemmour de répondre sur le champ : "Moi non plus".
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Il a ajouté : "Vous êtes profondément une centriste et vous avez déjà trahi les électeurs de droite". Puis, il a enfoncé le clou à la fin du débat, en disant : “Madame Pécresse, c’est Madame 20h02. À 20h02 (comprendre à 20h02 le soir du premier tour de l’élection ndlr), elle appellera à voter Emmanuel Macron. Ce sont les mêmes.”
Alors que le sujet de l’immigration a profondément divisé les deux candidats, Gilles Bouleau a été obligé d’intervenir : “Soyez respectueux et faites en sorte que ce débat soit audible pour les téléspectateurs, c’est la moindre des politesses”.