C’est une sacrée surprise qui est venue secouer le monde de la politique. Quelques heures après avoir été élu Premier ministre, Gabriel Attal a formé son gouvernement. Dans ce remaniement, un nom fait beaucoup parler ces dernières heures, celui de Rachida Dati, qui, à la surprise générale, a été nommée ministre de la Culture. La femme politique issue des Républicains succède ainsi à Rima Abdul-Malak, qui était en poste depuis mai 2022 : "Chacun sait que j’aime me battre. N’ayez pas peur, je serai toujours là pour défendre l’exception culturelle", a notamment déclaré Rachida Dati au cours de la passation de pouvoir entre les deux femmes.
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Depuis l’arrivée de Rachida Dati au gouvernement, cette dernière est au cœur de nombreuses critiques. Celle qui fut garde des Sceaux sous François Fillon lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy a d’ailleurs été exclue de son propre parti politique par Éric Ciotti, président des LR : "Elle a fait le choix d’entrer au Gouvernement. Elle se place en dehors de notre famille politique. Elle ne fait désormais plus partie des Républicains. Nous sommes dans l’opposition, nous tirons donc les conséquences de son choix avec regret", a-t-il lancé sur Twitter.
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Certaines personnalités du monde de la culture ont également pris à partie Rachida Dati, comme l’actrice Anna Mouglalis ou encore l’écrivain Nicolas Mathieu, Prix Goncourt 2018. De son côté, Pierre Arditi a exprimé sa colère face aux nombreux commentaires injustifiés dont ferait l’objet Rachida Dati selon lui : "Le procès qu’on lui fait c’est qu’elle n’est pas du bon bord, qu’elle n’est pas spécialiste. Mais qui est spécialiste ? Personne, absolument personne", s’exclame en colère le comédien dans un entretien pour RTL ce vendredi 12 janvier. "Qui sait tout sur la culture ? Qui sait ce qu’il faut faire et ce qu’il faudrait faire et surtout qui le fait ? Personne ou pratiquement personne." L’artiste de 79 ans estime qu’il faut laisser du temps à la nouvelle ministre pour faire ses preuves : "On les décapite avant qu’ils aient pu se servir de leur tête. Comment peut-on juger quelqu’un avant qu’il ait fait quoi que ce soit ? C’est grotesque."