« Ce qui était douloureux pour moi, c’est de voir des membres de notre groupe l’entourer et l’applaudir, alors que ce n’était pas ce que nous avions collectivement décidé »
Clémentine Autain, députée LFI-Nupes, revient sur l’affaire Quatennens sur le plateau de #Quotidien pic.twitter.com/3ErQwFObOW
— Quotidien (@Qofficiel) February 14, 2023
Le retour d’Adrien Quatennens à l’Assemblée continue de diviser. La semaine dernière, pour la deuxième journée de débats parlementaires sur la réforme des retraites, la première intervention publique du député ex-Insoumis Adrien Quatennens, condamné pour violences conjugales, a provoqué diverses réactions et une suspension de séance.
L’élu de la 1ère circonscription du Nord a été hué mais également soutenu par certains parlementaires Insoumis qui l’ont applaudi (Sophia Chikirou, Antoine Léaument…), tandis que d’autres ont quitté leur siège pour partir de la salle.
Clémentine Autain, élue de Seine-Saint-Denis de la France Insoumise, a affiché son indignation, notamment vis-à-vis de son chef de file, Jean-Luc Mélenchon, fervent défenseur d’Adrien Quatennens.
Invitée ce soir dans Quotidien sur TMC, Clémentine Autain, féministe proclamée, a été questionnée sur le retour de son collègue au sein de l’hémicycle et sur comment elle se sent face à cette situation. Elle répond à Yann Barthès : “c’est pas facile. La scène qu’on a eue dans l’hémicycle la semaine dernière était effectivement douloureuse parce que notre groupe a pris une décision qui était de radier Adrien Quatennens de notre groupe pendant 4 mois. C’est à dire qu’il siège comme non-inscrit”.
Elle précise : “Il a le droit de revenir à l’Assemblée Nationale, il a le droit même de prendre la parole, ça l’engage à titre personnel mais il est radié de notre groupe”.
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Clémentine Autain n’a donc pas bien vécu ce qu’il s’est passé et explique : “ce qui était douloureux pour moi c’est de voir des membres de notre groupe, et pas des moindres, entourer Adrien et l’applaudir alors alors qu’il me semblait que ce n’était pas ce que nous avions collectivement décidé”.
Elle explique que “ce n’est effectivement pas simple”. Elle ajoute : “je ne veux pas cacher que sur cette question là, il y a des divergences d’approche. Moi je pense que ces questions sont politiques et que les français nous regardent”.
Pour elle, c’est la “crédibilité du groupe dans la lutte des violences faites aux femmes” qui est remise en question dans cette affaire.
Mélissa Tellaa