« C’est la trumpisation de la culture » : Anne Hidalgo s’en prend encore à Rachida Dati

Publié le 15 janvier 2024 à 13:04
Ait Adjedjou Karim/ABACA/Abdullah Firas/ABACA
Suite à la nomination de Rachida Dati au ministère de la Culture, Anne Hidalgo n'a pas mâché ses mots vis à vis de celle qui pourrait être sa principale adversaire en 2026 pour la mairie de Paris.

La hache de guerre ne semble pas destinée à être enterrée. Le 11 janvier, le gouvernement du Premier ministre Gabriel Attal a été révélé. Si certains ministres comme Gérald Darmanin ou Bruno Le Maire ont conservé leur poste, d’autres ont quitté l’Exécutif. C’est notamment le cas pour Rima Abdul Malak, qui quitte le ministère de la Culture. Pour la remplacer, Emmanuel Macron et Gabriel Attal ont choisi de miser sur Rachida Dati.

L’ancienne Garde des Sceaux (sous la présidence de Nicolas Sarkozy) a donc quitté son poste au conseil municipal de Paris. Un départ qui a semblé enchanter Anne Hidalgo : "Je souhaite bon courage aux acteurs du monde de la culture compte tenu des épreuves qu’ils vont traverser avec la nomination de Rachida Dati", a posté la maire de la capitale sur les réseaux sociaux. Dans une interview accordée à nos confrères de La Tribune le samedi 13 janvier, l’élue socialiste n’a pas hésité à tacler une nouvelle fois celle qui pourrait être sa principale adversaire en 2026 lors des municipales. "Au Conseil de Paris, elle a fait entrer l’injure, l’insulte, la provocation permanente, la remise en question de la légitimité des élus où les mensonges et l’outrance tiennent lieu de proposition et de vision. Ce qui est désormais en marche, c’est la trumpisation de la culture et de l’audiovisuel public. Un beau programme pour 2026", a lâché Anne Hidalgo.

La nomination de Rachida Dati au ministère de la Culture a également fait grincer des dents au sein de son propre parti, qui n’a pas hésité à prendre une lourde décision. "Elle a fait le choix d’entrer au Gouvernement. Elle se place en dehors de notre famille politique. Elle ne fait désormais plus partie des Républicains. Nous sommes dans l’opposition, nous tirons donc les conséquences de son choix avec regret", a posté Eric Ciotti, le patron du parti.

Par
Aurélien Gaucher