Waly Dia tacle violemment France Inter : « Virer quelqu’un parce qu’il ne nous lèche pas les bottes… »

Publié le 27 juin 2024 à 6:37
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
Chroniqueur au sein de France Inter depuis septembre 2020, Waly Dia vient de sortir une nouvelle fois du silence pour évoquer, sans filtre, la tension qui règne dans la radio depuis l'éviction de Guillaume Meurice.

Chroniqueur du Grand Dimanche soir, l’émission de Charline Vanhoenacker sur France Inter, Waly Dia a décidé de ne pas démissionner de la radio après le licenciement de Guillaume Meurice pour sa blague sur Benyamin Netanyahou. Ce qui n’empêche pas l’humoriste, qui démarre une tournée des Zéniths, de tirer à vue sur la direction de la station. La preuve dans sa dernière interview en date publiée par Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Le plaidoyer de Waly Dia pour la liberté d’expression

Dans ce long entretien, Waly Dia regrette par exemple la disparition d’un certain humour sur les ondes. "Dans les grandes caisses de résonnance, ce type d’humour, de discours, n’existe plus que ce soit sur RTL, sur Europe 1… France Inter, c’est le dernier espace et il est voué à être détruit, mais tant qu’il existe encore, autant y aller", déclare-t-il auprès de nos confrères avant d’expliquer pourquoi, selon lui, France Inter ne l’a pas écarté malgré ses chroniques violemment à charge contre la direction de la radio. "S’ils veulent m’empêcher de parler, ils avancent quoi comme argument : que je ne suis pas d’accord avec eux ? Mais si on commence à virer quelqu’un parce qu’il ne vous lèche pas les bottes, on est sur un problème…", réagit-il. L’humoriste prend ensuite une nouvelle fois la défense de Guillaume Meurice, licencié récemment de France Inter pour "déloyauté répétée". Une justification "qui ne colle pas" pour Waly Dia qui souligne que son confrère n’a pas porté préjudice à la radio, au contraire. "Il y a beaucoup plus de gens qui ont soutenu Guillaume que de personnes contre lui". "Ce n’est pas une histoire de loyauté", martèle-t-il en priant pour que la direction se rappelle qu’elle est au "service d’une radio publique" et qu’ils ne "sont les chefs de personne". "On n’a pas à subir leurs sautes d’humeur. Nous, on est au service des auditeurs. Et s’ils nous rejetaient, on le saurait", ajoute-t-il.

La violente charge de Waly Dia contre France Inter

Sur sa lancée, Waly Dia attaque de nouveau la direction de la radio publique. "C’est hallucinant qu’une phrase puisse déclencher tout ce bordel  (…) Ce choix (le licenciement ndlr) d’une lâcheté incroyable a été fait malgré une décision de justice et un soutien massif des auditeurs. C’est une vision dictatoriale du management d’entreprise. On lui reproche une déloyauté ? Je ne savais pas qu’on devait prêter serment à Radio France, je n’avais pas lu ça dans ma pige à 200 balles", lance remonté Waly Dia qui avait vivement taclé France Inter dans sa chronique début juin, après le départ de Guillaume Meurice. "En France, si tu es sous le coup d’un mandat d’arrêt pour crime de guerre, tu peux être invité dans un JT. Par contre si tu fais une blague sur ce criminel de guerre, tu es interdit de radio. Alors pourquoi Sibyle Veil la présidente de Radio France, radio d’État, décide de mépriser une décision de justice. Après j’ai vu que pendant trois ans, elle avait été conseillère de Nicolas Sarkozy… Elle a appris la magie avec Dumbledore j’ai envie de dire. Son projet, à la dame, c’est de nous dégager, donc je ne sais pas si se barrer c’est la bonne stratégie si tu veux emmerder la direction", a-t-il par exemple affirme.

Par
Clara Kolodny