Le 8 janvier dernier Angélique Angarni-Filopon, Miss France 20025, était invitée à l’antenne de Sud Radio. Au cours de l’interview, le journaliste Gilles Ganzmann et Valérie Expert ont interrogé la Miss fraîchement élue, sur des thèmes sensibles tels que : la liberté d’expression, le droit au blasphème ou encore si elle était « Charlie ». "Je ne veux pas me prononcer", avait-elle alors répondu, une réponse qui a déclenché la polémique, sur les réseaux sociaux. Ce mardi 14 janvier, Frédéric Gilbert, président de Miss France était à l’antenne de Sud Radio pour revenir sur cette interview, comme l’avait annoncé Alexia Laroche-Joubert (productrice du concours) sur France 5.
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Echanges Houleux entre le Président de Miss France et Valérie Expert
"Cette question ne sortait pas de nulle part" estime Valérie Expert, après avoir justifié le contexte de cet entretien qui s’est tenu au lendemain de la journée des commémorations des attentats de 2015. "Oui mais, il faut savoir à qui vous vous adressez, c’est la base de la question" rétorque le président de Miss France. Et Valérie Expert de le couper "Vous sous entendez, à une débile ? ". "Non pas du tout" répond calmement Frédéric Gilbert avant d’ajouter "mais est-ce que vous vous adressez à Miss France ou à Angélique. Ce sont deux choses radicalement différentes. Angélique Angarni-Filopon, elle a son avis, des convictions sur certains sujets, mais quand elle vient face à vous et qu’elle est avec son écharpe elle est en représentation, elle est dans son rôle de Miss France et elle ne peut pas s’exprimer sur tous les sujets" explique-t-il. "Parce que je ne l’autorise pas à s’exprimer sur certains sujets, notamment la religion et la politique".
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"Angélique n’a jamais dit qu’elle n’était pas ‘Charlie’"
Frédéric Gilbert admet "une maladresse dans la réponse d’Angélique", mais ajoute "quand vous êtes allé sur ce terrain-là, elle a dit ‘warning’, on va sur politique-religion, on me demande de ne pas m’exprimer" . "Vous ne pouvez pas nous reprocher de poser des questions. Nous on est légitimes" se défend Gilles Ganzmann et de préciser "mais personne n’est obligé de répondre. Toute cette polémique vient des réseaux sociaux, parce qu’Angélique n’a jamais dit qu’elle n’était pas ‘Charlie’ (…) ce sont les gens qui ont déduis ça parce qu’elle ne voulait pas répondre (…) beaucoup de gens on dit qu’on a voulu la piéger, mais pas du tout on a considéré qu’elle pouvait parler de ça et y répondre"
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"Le rôle d’une Miss France c’est de fédérer les gens, d’unir les Français quelques soit leur religion ou les bords politiques. Quand elle se présente le soir du prime sur TF1 (…) il y a des sujets qu’on n’aborde pas justement parce qu’ils sont clivants" souligne le président du concours de beauté (…) et on ne veut pas qu’elle aborde ces sujets-là, regardez ce que ça déclenche aujourd’hui"regrette-t-il.
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"Mais dans ce cas-là, il ne faut pas l’envoyer dans les médias, ou que dans des émissions de variétés » rétorque Valérie Expert, qui estime le sujet Charlie Hebdo, est un sujet de société et non religieux "A partir du moment où elle va dans des émissions où il y a de l’actualité comme c’est le cas ici (…) sinon la met dans le château de la Belle au bois dormant et on ne la sort pas" a-t-elle commenté.