"34 735 personnes auraient été tuées, dont plus de 14 000 enfants et 9 000 femmes. Plus de 78 000 personnes auraient été blessées, dont 12 300 enfants. Des milliers d’autres sont portées disparues et seraient probablement sous les décombres. Selon nos estimations, un enfant est blessé ou tué toutes les dix minutes", a annoncé l’UNICEF à propos de la Palestine ce mardi 7 mai, six mois exactement après le massacre par le Hamas en Israël du 7 octobre 2023. 7 500 personnes avaient été blessées et 1200 ont été tuées, dont 37 enfants.
Un discours applaudi
Ce lundi 6 mai 2024, Sophia Aram a reçu le Molière de l’humour pour son spectacle Le monde d’après. Lors de son discours, elle a une nouvelle fois dénoncé, sous les applaudissements de la salle, le silence de nombreuses personnalités publiques qui sont d’habitude très engagées dans leurs prises de parole : "S’il est évident que nous partageons tous ici les appels aux cessez-le-feu, comment être solidaire des milliers de civils morts à Gaza sans être aussi solidaire des victimes israéliennes ? Comment exiger d’Israël de cesser le feu sans exiger la libération des otages israéliens ? Comment réclamer le départ de Netanyahu sans réclamer celui du Hamas ? Ce silence qui accompagne les victimes du 7 octobre et les otages continue de nous diviser et de blesser tous ceux, juifs ou non, qui sont attachés aux droits humains".
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Les tweets féroces de LFI
Le lendemain, ce mardi 7 mai, l’humoriste était reçue par Anne-Élisabeth Lemoine sur France 5 dans C à Vous pour réagir à la polémique qui est née sur les réseaux sociaux après son discours. Si elle affirme avoir reçu beaucoup de messages de soutien, elle a également été attaquée par La France Insoumise sur X (ex-Twitter, ndlr) par Aymeric Caron ou encore Aurélien Taché qui a accusé "le théâtre français" d’applaudir "et donc encourager le génocide à Gaza", négligeant le soutien de Sophia Aram aux appels à cesser le feu à Gaza.
"Je reçois des images d’enfants morts"
"C’est d’une folie totale. Ces mots sont dingues. Ces accusations sont graves. Elles sont vraiment dangereuses pour moi, elles me mettent en danger. Ils savent très bien ce qu’ils font. Ces gens sont totalement hors de contrôle, ils ont perdu la raison. (…) Les mots n’ont plus aucun sens pour ces personnes-là. Ce sont des élus de la République et ce qu’ils font est inouï. Vous avez passé l’extrait. Est-ce que j’ai fait l’apologie des crimes commis à Gaza ? J’ai pas entendu ça, moi. Mais eux ont envie de m’accuser de ça. Vous savez ce que je reçois ? Des images d’enfants morts à Gaza. Comme si j’étais insensible ! Mais je vois pas un enfant palestinien ! Je vois un enfant mort ! Quelle que soit son identité, son origine ! On m’envoie ça depuis les tweets dégueulasses de ces députés insoumis. Avant, même. Ça avait commencé avant. C’est assez dégueulasse, on est d’accord, non ?", a déploré Sophia Aram, qui .