#MeToo : Judith Godrèche répond sans filtre à Vincent Lindon qui demande de l’aide aux femmes

Publié le 14 mai 2024 à 7:27
Michel Christophe/ABACA - Marechal Aurore/ABACA
L'acteur a apporté son soutien au mouvement #MeToo ce lundi 13 mai, mais a demander aux femmes de l'aider à les aider, estimant avoir besoin d'une "feuille de route".

Après l’appel désespéré de Juliette Binoche aux hommes du cinéma pour qu’ils prennent la parole et rejoignent le mouvement #MeToo, Vincent Lindon a affirmé vouloir se joindre à la cause et a invité ses pairs à le suivre. "Je pense qu’aujourd’hui, les hommes doivent accompagner les femmes. Elles (ne) peuvent pas être les seules dépositaires de ce fléau. Ils doivent les accompagner pour qu’elles construisent leur souveraineté (…) dans une égalité parfaite. Il faut que les hommes viennent. (…) C’est un chemin long mais il faut qu’on aide", a-t-il déclaré sur France Inter ce lundi 13 mai à propos du sexisme, du harcèlement et des agressions sexuelles dans le monde du cinéma. Toutefois, il n’a pas caché ne pas savoir comment s’y prendre et a lancé un appel aux femmes. "Il faut me guider. Je suis la personne la plus apte à aider, mais aide-moi à aider", a-t-il demandé, réclamant même une "feuille de route".

"Personne n’a besoin de feuille de route"

Plus tard, toujours sur France Inter, Judith Godrèche a éclaté de rire en entendant ces mots. "Pardon", a-t-elle ajouté avant de tenter de répondre à la demande à son confrère. "Par exemple, je ne sais pas, sur un tournage ouvrir les yeux. Il est compliqué de ne pas voir. (…) C’est la capacité de s’identifier à toutes et tous sans se dire ‘je ne peux pas m’identifier à elle car c’est une femme’. Il devrait être possible de s’identifier à tous les genres humains. À partir du moment où tu t’identifies, tu sais que ce qui fait mal à l’autre te fait mal à toiJe pense que personne n’a besoin de feuille de route pour savoir, il me semble. C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y a pas besoin de formation pour savoir qu’abuser quelqu’un sexuellement ce n’est pas bien. On n’a pas besoin d’être formé pour savoir qu’il ne faut pas violer", a-t-elle conclu, taclant les formations du CNC dont le patron Dominique Boutonnat est mis en examen pour agression sexuelle sur son filleul. Celle qui a participé à la manifestation devant le siège du CNC présentera son court-métrage consacré aux victimes de violences sexuelles au Festival de Cannes dans quelques jours.

Par
Hugo Mallais