Judo : À un an des Jeux olympiques de Paris, Clarisse Agbégnénou entre en conflit avec sa fédération

Publié le 17 février 2023 à 12:26
Zuma/ABACA
Le retour à la compétition de Clarisse Agbégnénou, qui a eu lieu ce vendredi 17 février, a été marqué par un énorme clash entre la judokate et la Fédération française de judo en interne...

Rentrée mouvementée pour Clarisse Agbégnénou à l’occasion du grand slam de Tel Aviv. Ce vendredi 17 février, la Française a pris part à son premier combat en compétition internationale (-63kg) depuis sa blessure au genou droit survenue le 26 novembre dernier. Seulement voilà, c’est sans entraîneur que la championne olympique s’est présentée sur le tatami en Israël. Comme le rapporte Le Parisien, Clarisse Agbégnénou est entré dans un gros conflit avec la Fédération française de judo. La raison ? La sportive de 30 ans refuse de porter le judogi (la tenue de combat, ndlr) de l’équipementier partenaire de la FFJ, à savoir Adidas. La quintuple championne du monde souhait elle arborer la marque de son partenaire personnel, Mizuno. Avant la compétition, la fédération avait mis en garde la judokate à travers un mail : "Nous te rappelons que la tenue de combat de l’équipe de France, fournie, par l’encadrement, est obligatoire dans le cadre du grand slam de Tel Aviv, comme dans toutes les compétitions dans lesquelles tu es engagée au titre de l’équipe de France (…) Nous ne doutons pas que tu vas respecter ces règles, mais préférons te rappeler qu’en cas de manquement, il ne serait pas envisageable pour la Fédération de maintenir de son côté ses engagements prévus dans la convention, dont l’accompagnement de ton projet individuel."

Au nom de l’équité, Clarisse Agbégnénou n’a pas respecté les ordres de la FFJ. En effet, Teddy Riner, lui, est autorisé à porter un judogi différent de celui de sa fédération, puisque le champion avait d’emblée été exclu des discussions du partenariat afin d’être en mesure de porter l’équipementier de son choix, comme sa propre marque Fight Art. Clarisse Agbégnénou a donc été lourdement sanctionnée, puisqu’en plus de ne plus pouvoir compter sur son entraîneur référent Ludovic Delacotte, la judokate s’est vu geler les aides financières de la fédération. Affaire à suivre donc, tandis que les Jeux olympiques de Paris débutent dans un peu plus d’un an.

N.O

Par