Judith Godrèche déçue par le peu de soutien reçu après son discours aux César : “C’est assez stupéfiant”

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:55
Castel Franck/ABACA
Le 23 février dernier, Judith Godrèche est montée sur la scène des César 2024 afin dénoncer les violences sexuelles dans le milieu du cinéma. Suite à ce prise de parole, la comédienne a fait un constat amer.

C’était assurément l’un des moments forts de cette cérémonie 2024. Le vendredi 23 février, Judith Godrèche s’est rendue sur la scène des César afin de tenir un discours engagé. Lors des dernières semaines, la comédienne avait pris la parole dans les médias afin de porter de graves accusations contre les réalisateurs  Benoît Jacquot et Jacques Doillon. Face à ses confrères et consœurs, Judith Godrèche a tenu à sensibiliser sur les violences sexuelles dans le milieu du cinéma.

"Depuis quelque temps, je parle, je parle, mais je ne vous entends pas. Ou à peine. Où êtes-vous ?", a-t-elle notamment lancé aux personnalités présente dans la salle de l’Olympia. Au lendemain de cette prise de parole attendue, Judith Godrèche a accordé une interview à nos confrères du Parisien. La comédienne a commencé par revenir sur l’accueil qu’elle a reçu, avec notamment un standing-ovation. Si elle se dit touchée, elle souhaite cependant que son combat contre les violences sexuelles soit au centre de l’attention. "Je n’ai pas besoin qu’on me couvre de crème chantilly, qu’on me dise qu’on me comprend… Ce que veut vraiment dire cette standing ovation, on le saura dans les jours qui viennent. Si c’était un geste qui n’est pas ancré dans une conviction et un désir que les choses changent, alors il ne se passera rien. Ce discours doit fédérer et susciter un changement", explique-t-elle.

Judith Godrèche s’est ensuite montrée un peu amère vis à vis des réactions suscitées par son passage sur la scène de l’Olympia. "Ceux qui m’ont envoyé des messages se comptent sur les doigts de la main. Il y a un silence que je vis au jour le jour. Même si je comprends que ces gens doivent faire face à la culpabilité, à la difficulté de dire les choses, c’est quand même assez stupéfiant", a-t-elle regretté.

Par
Aurélien Gaucher