La 36e cérémonie des Molières s’est tenue le lundi 28 avril 2025 aux Folies Bergère à Paris, célébrant l’excellence du théâtre français. Présentée par l’humoriste Caroline Vigneaux, la soirée a été marquée par des hommages appuyés à la création artistique et des prises de position en faveur du secteur culturel. Deux spectacles ont particulièrement brillé lors de cette édition : Le Soulier de satin de Paul Claudel, mis en scène par Éric Ruf pour la Comédie-Française, et Du charbon dans les veines de Jean-Philippe Daguerre au Théâtre Saint-Georges.Chacun a remporté cinq Molières, dont ceux du Théâtre public et du Théâtre privé respectivement.
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Un beau palmarès aux Molières
Le Molière de l’humour a été attribué à Paul Mirabel pour son spectacle Par amour. Les révélations de l’année sont Juliette Béhar pour Du charbon dans les veines et Vassili Schneider pour La Prochaine Fois que tu mordras la poussière et un Molière d’honneur a été remis au metteur en scène Thomas Jolly, en reconnaissance de sa contribution notable au théâtre français. A l’occasion de cette cérémonie, nos confrères de Télé-Loisirs sont revenus sur le témoignage de Clémentine Célarié dans son livre "Ce feu qui me brûle" à paraitre aux éditions du Cherche Midi le 7 mai prochain.
Clémentine Célarié évoque sa déception
Alors qu’elle pensait faire partie des nominations aux Molières de l’année 2024, pour son rôle dans la pièce "Je suis la maman du bourreau", c’est la douche froide quand elle apprend que ça ne sera pas le cas. "J’ai reçu ça comme une bombe qui a longtemps continué d’exploser dans mon ventre (…) Je pensais vraiment que mon métier, qui ne m’a pas toujours reconnue ni encouragée, me tendrait la main cette fois. Ça n’a pas été le cas. Au contraire, le métier me ferme une porte et ne comprend manifestement pas. Je suis absolument démunie, je me sens abandonnée, rejetée, punie", a-t-elle écrit dans sa biographie comme l’ont rapporté nos confrères.
Et la comédienne d’ajouter : "Cela dit, c’est très rare que l’abnégation, la passion infinie, absolue, le total don de soi, le sacerdoce dans le travail soient reconnus par quelque académie que ce soit. L’académie est là finalement pour nous brider, pour nous punir, surtout, surtout quand on sort des cases, quand on fait des choses de façon trop indépendante ou libre. Je suis encore punie pour la liberté avec laquelle je choisis mes spectacles".