Une semaine après la fuite de la vidéo filmée en privé le 7 décembre dans les coulisses des Folies Bergères avant le spectacle d’Ary Abittan, Brigitte Macron a décidé de s’expliquer auprès du média Brut sur ses propos polémiques concernant les militantes qui ont interrompu le spectacle d’Ary Abittan.
Affaire Ary Abittan : Brigitte Macron "désolée", elle dénonce les actes de "censure" des militantes
"Ce sont des propos qui ont énormément choqué", lui a rappelé le journaliste. D’abord, Brigitte Macron a tenu à rappeler le contexte de cette vidéo filmée dans un cadre personnel : "Je le comprends tout à fait, puisque ce n’était absolument pas destiné à être public. Je suis montée dans la loge d’un ami, parce qu’il avait peur. Je pense qu’on l’entend dans les propos. J’étais avec mes filles et il était avec deux amis, c’était à destination de quatre personnes. Quand il m’a dit ‘j’ai peur’, effectivement, je me suis fâchée, j’ai dit ‘maintenant, on va t’aider’, mais d’une manière très directe. Je n’aurais certainement pas employé ces termes-là en public et je n’ai pas vu qu’il y avait quelqu’un derrière moi qui filmait".
Ensuite, Brigitte Macron a présenté ses excuses tout en ne regrettant pas les termes employés, à savoir "sales connes". "Je ne peux pas regretter de parler. Je suis effectivement l’épouse du président de la République, mais je suis aussi et avant tout moi-même. Quand je suis dans le privé, je peux me lâcher d’une manière qui n’est absolument pas adéquate mais j’avais besoin de le rassurer. Je l’ai rassuré certainement maladroitement, mais je pense qu’on a le droit de parler et de penser. (…) Je le répète, je ne suis pas tout le temps l’épouse du président de la République, j’ai aussi une vie privée. Je suis désolée si j’ai blessé les femmes victimes. Ce sont elles et à elles seules que je pense. Et je ne supporte pas, également, qu’on interrompt un spectacle. (…) Ça veut dire quoi, cette censure qu’on exerce sur les artistes ? C’est quelque chose que je ne comprends pas. Nous ne sommes pas des juges", insiste l’épouse du chef de l’État, alors qu’ Ary Abittan n’a pas été reconnu coupable de viol par la justice. Par ailleurs, il n’a pas non plus été "innocenté", contrairement à ce que l’humoriste affirme.
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Enfin, Brigitte Macron a tenu à s’adresser longuement aux victimes d’agressions sexuelles et de viols, plutôt que de répondre aux voix des féministes qui se sont levées, menées par Marion Cotillard ou Judith Godrèche : "Ce qui m’intéresse, ce sont les victimes avant tout, et je veux leur dire que je suis là pour elle. Et je l’ai toujours été, depuis le début, assez discrètement, parce que je ne communique pas sur ce que je fais. Quand on me demande de l’aide, je le fais toujours sur ce sujet parce que c’est une priorité de tous les jours parce qu’il n’y a jamais eu de chiffres aussi importants de violences faites aux femmes. (…) Elles ne m’entendent pas parce que mon combat numéro 1 depuis huit ans et demi, c’est le harcèlement. Ces temps-ci, je suis auprès des enfants hospitalisés et en souffrance, donc je ne veux pas trop communiquer sur des messages très divers, parce que ça va perturber, troubler, donc je ne le fais pas. Mais je veux qu’elles sachent à quel point ça me touche. Tout ce qui leur arrive me regarde. Si je peux les aider, je le ferai toujours mais je ne le dirai pas forcément. Je veux qu’elles sachent que je suis là et que je ne voulais surtout pas les blesser. Ce sont elles qui m’importent et tous ceux qui les aident à se reconstruire".