“Sale conne et fière” : Marion Cotillard et Judith Godrèche prennent la parole après les propos insultants de Brigitte Macron 

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:34
Castel Franck et Marechal Aurore/ABACA
La phrase a été prononcée en coulisses, captée par une caméra et devenue virale en quelques heures. Aux Folies Bergère, avant le spectacle d’Ary Abittan, Brigitte Macron a lâché les termes "sales connes" pour qualifier les femmes qui ont fait irruption lors du spectacle de l'humoriste. Depuis, une pluie de réactions s’abat sur la Première dame, et de Marion Cotillard à Judith Godrèche, plusieurs personnalités ont répliqué en se déclarant "fières d’être des sales connes". 

Quelques secondes d’images captées en coulisses ont suffi à mettre le feu aux poudres ! Dimanche 7 décembre, Brigitte Macron est apparue aux Folies Bergère aux côtés de sa fille Tiphaine Auzière, venue assister à la deuxième représentation du spectacle d’Ary Abittan. Mais ce n’est pas la pièce, ni le retour de l’humoriste après trois ans d’absence, qui ont retenu l’attention… Filmée avant l’entrée en scène, la Première dame répond à Ary Abittan, inquiet après une première représentation perturbée par des militantes féministes. "J’ai peur", a glissé l’humoriste, qui s’était réfugié en loge la veille. Brigitte Macron a alors répliqué : "S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors. Surtout des bandits masqués". Ces mots, prononcés hors micro et pourtant captés par une caméra, circulent depuis massivement et ont déclenché une vague de réactions.

Un contexte tendu autour d’Ary Abittan

Samedi 6 décembre, des militantes du collectif Nous Toutes avaient fait irruption au milieu de la première, masquées à l’effigie d’Ary Abittan et scandant "Abittan, violeur". L’humoriste, accusé de viol par une jeune femme qu’il fréquentait, a bénéficié d’un non-lieu, confirmé en appel en janvier, mais qui n’équivaut toutefois pas à une innocence, et plutôt à une absence de preuves suffisantes. L’irruption des militantes avait interrompu le spectacle quelques instants avant que la sécurité ne les fasse sortir.

La phrase de la Première dame a immédiatement suscité un débat passionné. Dès lundi 8 décembre matin, les extraits ont été partagés sur les réseaux sociaux, accompagnés d’indignation et de commentaires accusateurs. Une Première dame peut-elle parler ainsi, qui plus est pour défendre un artiste accusé de violences sexuelles ? Si Brigitte Macron ne s’est pas exprimée publiquement depuis, son entourage a tenté d’éteindre le feu. Ses mots, ont-ils précisé, n’étaient "qu’une critique de la méthode radicale employée par ceux qui ont perturbé, masqués, le spectacle d’Ary Abittan samedi soir pour empêcher que l’artiste se produise sur scène". Pas de mea culpa donc. 

Les célébrités ripostent !

La réponse n’a pas tardé à se faire entendre. Certaines personnalités ont choisi l’ironie pour réagir à cette phrase, devenue virale. Marion Cotillard a posté sur Instagram une image noire, avec deux mots en blanc : "Je suis une sale conne". L’actrice a accompagné sa publication de la chanson "Conne" de Brigitte Fontaine et précisé : "Et fière de l’être". Judith Godrèche lui a répondu le plus simplement du monde : "Bienvenue", ajoutant elle-même : "Moi aussi, je suis une sale conne. Et je soutiens tous.tes les autres". Pour donner davantage d’impact à cette fronde, la comédienne a même rédigé un post en anglais afin de faire voyager cette affaire à l’international. 

Camélia Jordana a publié un selfie sur son feed Instagram avec en hashtag inscrit sur le front "saleconne". La chanteuse a également commenté : "Et fière de l’être. Soutien à toutes les victimes et à toutes les militantes grâce auxquelles ce monde est à peine plus supportable qu’ailleurs". Anouchka Delon a, elle aussi, embrassé le slogan : "Toutes des sales connes, et pas peu fières de l’être !". Si l’affaire semble anecdotique pour certains, elle révèle bien une fracture culturelle et politique… 

Par
Kahina Boudjidj