Ibrahim Maalouf écarté du Festival de Deauville : La directrice dément une de ses déclarations, Claude Lelouch réagit !

Publié le 2 septembre 2024 à 9:41
Ampilhac Mireille/ABACA
La polémique autour de l'éviction du jury du festival de Deauville d'Ibrahim Maalouf n'en finit pas d'enfler. Après sa prise de parole, Aude Hesbert, directrice de l'événement a décidé de revenir sur un point avancé par le trompettiste. 

Aude Hesbert, directrice du Festival du cinéma américain de Deauville, s’est expliquée à nos confrères de La Tribune du dimanche sur sa décision d’écarter le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf du jury de l’évènement. Condamné, puis relaxé en 2020, suite à une plainte pour agression sexuelle en 2013 sur une mineure de 14 ans, l’artiste ne fait donc désormais plus partie du jury. La directrice du Festival s’est d’abord justifiée ainsi : "Nous lui avons proposé à plusieurs reprises, d’abord par oral, puis par un courrier écrit, de se retirer. Courrier auquel il n’a pas répondu. Nous n’allons pas le remplacer car le jury est déjà constitué. Ce qui est important pour moi, c’est qu’on parle des films, qu’on mette en lumière les talents invités, et que le cinéma soit à l’honneur".

Ibrahim Maalouf prévenu à l’avance de son éviction ? 

Elle a ensuite précisé : "À l’annonce de la composition du jury le 8 août dernier, il y a eu beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias, un malaise s’est installé dans l’équipe, déjà meurtrie par l’affaire précédente (…) Je ne me sentais pas à l’aise avec cette invitation, j’ai donc pris la décision difficile, que j’assumerai jusqu’au bout, d’écarter Ibrahim Maalouf du jury".

Le trompettiste franco-libanais a pris la parole dans les colonnes du Parisien et a indiqué : "Cette fois, c’est la goutte d’eau. On me propose il y a sept mois de participer au jury de Deauville et il y a quelques jours on me demande de me retirer en toute discrétion. Je refuse, évidemment, et j’apprends dimanche dans la presse que je suis écarté… Alors que je suis innocent, que j’ai été relaxé par la justice et que je suis le premier à soutenir ce combat de luttes contre les violences sexuelles et sexistes, qui est primordial et nécessaire"

Face à cette affirmation, Aude Hesbert a, une nouvelle fois, pris la parole pour faire savoir que l’artiste n’avait pas été pris au dépourvu comme il l’affirme. Au Parisien, elle a, à son tour, assuré : "Nous l’avons prévenu par mail, nous avons cette preuve écrite. Nous avons également appelé son assistante. Et nous l’avons également prévenu par écrit que mon interview allait être publiée dans la presse". Sur cette éviction, Claude Lelouch a décidé de prendre la parole auprès du Journal du Dimanche. Le réalisateur de 86 ans a déclaré : "Je regrette cette décision. Un festival n’est pas un tribunal". 

Par
Kahina Boudjidj