Depuis plusieurs jours, Hoshi est la cible d’attaques encore pus abominables qu’à l’accoutumée. Victime de cyberharcèlement homophobe depuis plusieurs années, la chanteuse subit une nouvelle vague de menaces de mort. Celle-ci fait suite au partage d’une photo prise lors de son concert du 17 mai organisé à l’occasion de la journée mondiale contre les LGBTphobies.
Des appels à des attentats
Dans le ciel, un double arc-en-ciel est apparu, et cette photo inoffensive a suscité… Des appels au meurtre. "C’est là où on a besoin des terroristes", "Si je donne mon avis, je vais être sanctionné pour incitation à des actes terroristes", "Un hélicoptère avec une mitrailleuse", "Une bombe, fin", "J’aurais aimé être là avec du gaz sarin pour tous vous fumer", peut-on lire sur Facebook. Ces personnes seront-elles condamnées un jour pour leurs propos ? C’est malheureusement peu probable, comme l’affirme Hoshi, découragée, dans des messages publiés sur le réseau social X.
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La peur d’un "passage à l’acte"
"Je reçois ça, en boucle. En France en 2024 on peut commenter publiquement des posts avec des propos homophobes, des menaces de mort, des menaces de commettre un attentat. Il n’y a aucune modération (sur Facebook, ndlr) et je sais très bien que si je porte plainte ça prendra des mois voire des années avant qu’éventuellement une ou deux personnes soient jugées. Donc voilà on continue de vivre en faisant comme si tout allait bien. Je supprime les commentaires et je bloque en boucle mais ils existent et il y a des gens malintentionnés derrière ces comptes qui peut-être un jour passeront à l’acte", déplore l’artiste qui a sorti son album Coeur parapluie en septembre dernier avant de conclure avec un dernier cri du coeur.
Une homophobie décomplexée : "Ils n’ont plus honte"
"Maintenant ils prennent même plus la peine de cacher leur identité Ils n’ont plus honte de tenir ces propos. Je n’ai pas eu besoin d’être dans la lumière pour subir l’homophobie. Deux agressions quand j’étais plus jeune. Une dans le collège, une dans la rue. Ce n’est pas à moi de me cacher. C’est eux qui doivent être punis. Les lois existent, il suffit juste de les appliquer", écrit l’interprète de Mauvais rêve.
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En France en 2024 on peut commenter publiquement des posts avec des propos homophobes, des menaces de mort, des menaces de commettre un attentat.
— Hoshi (@HoshiOfficial) May 20, 2024
Donc voilà on continue de vivre en faisant comme si tout allait bien. Je supprime les commentaires et je bloque en boucle mais ils existent et il y a des gens malintentionnés derrière ces comptes qui peut-être un jour passeront à l’acte.
— Hoshi (@HoshiOfficial) May 20, 2024
Je n’ai pas eu besoin d’être dans la lumière pour subir l’homophobie. Deux agressions quand j’étais plus jeune. Une dans le collège, une dans la rue. Ce n’est pas à moi de me cacher. C’est eux qui doivent être punis. Les lois existent, il suffit juste de les appliquer. https://t.co/c96C4b3ruy
— Hoshi (@HoshiOfficial) May 20, 2024
Et oui parce que maintenant ils prennent même plus la peine de cacher leur identité Ils n’ont plus honte de tenir ces propos https://t.co/EB8OzH5AKx
— Hoshi (@HoshiOfficial) May 20, 2024