C’est le scandale politico-médiatique de la rentrée. Le 5 septembre dernier, le magazine L’Incorrect a publié une vidéo dans laquelle on peut notamment voir Thomas Legrand, journaliste pour France Inter, tenir des propos douteux sur Rachida Dati en s’adressant à Patrick Cohen et à deux cadres du Parti socialiste : "Nous, on fait ce qu’il faut pour Dati, Patrick et moi", lance entre autres Thomas Legrand. Ce dernier s’est ensuite mis en retraite de ses activités à la radio, lui qui présentait un rendez-vous politique chaque dimanche sur France Inter.
Thomas Legrand s’explique dans Quotidien
Ce jeudi 18 septembre, Thomas Legrand était invité sur le plateau de Quotidien. Le journaliste âgé de 62 ans a livré sa version des faits de la polémique, qu’il tient à minimiser dans un premier temps : "C’est une phrase, filmée et montée comme ça, est choquante mais c’est un jargon journalistique. Ça fait référence à deux articles que j’avais faits pour Libération. Ce rendez-vous était un rendez-vous avec deux socialistes qui m’avaient sollicité parce qu’ils n’étaient pas contents de papiers que j’avais faits. C’était une explication."
À lire également
Par la suite, Thomas Legrand a fait le point sur son état d’esprit, lui qui se retrouve dans une véritable tempête depuis plusieurs semaines : "Ce n’est pas très agréable. On se retrouve dans une sorte d’essoreuse avec des cailloux dedans. Mais bon, en même temps il n’y a pas mort d’homme." Malgré la situation, le journaliste assure toutefois n’avoir aucun regret : "Si c’était à refaire, je le referais dans un endroit plus discret. Mais je me fixe toujours des règles. Quand je déjeune avec des hommes politiques – ce qui est rare -, c’est jamais tout seul en tant que journaliste. Et je ne dîne jamais avec eux."
Le journaliste s’en prend aux médias de Vincent Bolloré
Au passage, Thomas Legrand, qui, à l’instar de Patrick Cohen, a porté plainte contre X et contre L’Incorrect, en a profité pour tacler les médias détenus par Vincent Bolloré : "Quand on est journaliste et qu’on s’occupe des politiques et commente la politique dans un écosystème comme aujourd’hui fait de réseaux sociaux, et quand il y a ce groupe Bolloré qui est là et qui chasse le service public, tous ceux qui font de la politique et essayent de faire de la nuance et des commentaires libres vont passer par cette essoreuse. Mais franchement je vais bien, même pas mal. Il suffit de ne pas regarder CNews et Twitter. Ce n’est pas si compliqué."