« Ces images nécessitent des explications » : Patrick Cohen répond enfin aux accusations dans C à Vous après l’affaire des enregistrements volés (VIDEO)

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:33
Dix jours après la polémique qui le mêle à Thomas Legrand, qui s'est vu retirer son émission sur France Inter, le chroniqueur de C à Vous réagit sur France 5.

Cela fait dix jours que CNEWS est en boucle sur l’affaire Legrand-Cohen qui a mis le service public au coeur d’une vive polémique, après des propos enregistrés des deux journalistes de Radio France lors d’un café avec deux élus du Parti Socialiste.

Affaire Legrand-Cohen : Patrick Cohen répond aux accusations dans C à Vous

Mais c’est seulement ce lundi 15 septembre que Patrick Cohen – qui reste muet dans les images et n’a ainsi subi aucune sanction – a réagi pour la première fois aux "très violentes mises en cause" qui le visent. En direct sur France 5, l’éditorialiste a déclaré que ces accusations "nécessitent des explications aux téléspectateurs de C à Vous, à qui nous devons des comptes et nous font confiance". Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour répondre ? Le journaliste a souhaité le faire "avec du recul et de la réflexion après avoir donné priorité à l’intense actualité politique" la semaine précédente. Selon lui, les "rencontres" avec des représentants politiques "font partie" de son "métier". "Les journalistes politiques échangent avec les politiques de tous bords, ils partagent des cafés, parfois des déjeuners, pour obtenir des informations", a-t-il ajouté, avant de préciser que le bord politique d’un journaliste n’a aucune d’importance. "Ce qui compte, c’est de savoir s’il fait bien son boulot, avec honnêteté, impartialité et sans complaisance particulière".

C à Vous : Patrick Cohen n’a "rien à cacher" et réclame les rushs de la conversation volée

D’ailleurs, Patrick Cohen a souligné l’ironie de la situation, puisque il avait rencontré ce jour-là Olivier Faure pour un café parce que ses éditos avaient suscité "le mécontentement des proches d’Olivier Faure", qui avaient ainsi "sollicité" le chroniqueur d’Anne-Élisabeth Lemoine pour un rendez-vous. Mais le contenu de leurs échanges prouve-t-il une proximité entre les journalistes et les élus ? "Ce n’est pas une preuve, c’est un montage", souligne Patrick Cohen. Ces images volées représentent "deux minutes trente d’images, de sons, sélectionnés, coupés, charcutés, qui ne reflètent pas" leur conversation "banale d’une heure et quart à une heure et demie" qui a eu lieu "début juillet". Le journaliste ajoute que ce genre d’échange a lieu "tous les jours et à toutes les heures" et dénonce la séquence d’une minute et douze secondes qui a fait le tour des médias, "coupée à dix reprises". Elle compte "dix points de montage visibles à l’oeil nu, ce qui laisse penser que cette vidéo a été volée et montée dans le seul but de provoquer une interprétation biaisée et malhonnête. En clair : pour nous nuire". "Et parce que nous n’avons rien à cacher que nous avons adressé aujourd’hui, par voie d’huissier, une sommation pour obtenir les rushs".

Par
Hugo Mallais