En pleine tempête médiatique. Le samedi 10 février, Anny Duperey s’est exprimée sur les récentes accusations de Judith Godrèche contre les cinéastes Benoît Jacquot et Jacques Doillon. La comédienne dénonce le comportement des réalisateurs à son égard et évoque des "abus sexuels sur mineur". Sur RTL, Anny Duperey avait alors semblé pour le moins circonspecte vis à vis de cette démarche.
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"Je vais me faire taper dessus, mais je pense que tout ça est extrêmement exagéré", a-t-elle déclaré, en évoquant "une chasse aux sorcières tardive". Cette prise de position a provoqué de nombreuses réactions, à l’image de la sortie d’Alexandra Lamy, bien décidée à soutenir Judith Godrèche et toutes les femmes ayant le courage de prendre la parole pour dénoncer des agressions sexuelles. "Vous voulez dire aux 93 000 femmes victimes de viol par an, aux 220 femmes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint, à toutes celles qui sont depuis des années, voire toute leur vie sous emprise, mais qui contrairement à vous, ont le profil de la victime… que vous n’aimez pas la chasse aux sorcières tardive mais ce ne sont pas des sorcières, ce sont des violeurs", a-t-elle lâché sur les réseaux sociaux.
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Face à la polémique, Anny Duperey a de nouveau pris la parole via un communiqué. L’actrice tient à apporter des précisions sur son discours, en éclaircissant notamment certains aspects. "Ce que j’ai voulu, très maladroitement, j’en conviens, car il est bénéfique que les victimes s’expriment enfin après un si long silence, c’est tempérer l’emballement médiatique. Je tiens à affirmer qu’évidemment je condamne toute action de viol ou d’abus de pouvoir séducteur, qu’il ait lieu à l’encontre d’adultes et surtout d’enfants ou d’adolescents. Ce n’est pas pour rien que je suis marraine depuis plus de 30 ans d’une association en faveur de la défense des enfants !", affirme-t-elle.