L’Abbé Pierre accusé de violences sexuelles
Figure de la lutte en faveur des plus démunis, l’Abbé Pierre est aujourd’hui au cœur d’une grave affaire. Le cofondateur du mouvement Emmaüs, décédé en 2007 à l’âge de 94 ans, est accusé de violences et agressions sexuelles par plus de 20 femmes. Les faits auraient été commis entre la fin des années 1970 et 2005. C’est un premier rapport rendu public et commandé par Emmaüs France, Emmaüs International et la Fondation Abbé Pierre qui a dévoilé l’affaire. Puis les trois organismes ont commandé une nouvelle enquête indépendante au cabinet Egaé, afin de faire la lumière sur ces tristes révélations.
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Au cours d’un entretien accordé au Parisien, la comédienne Audrey Fleurot a réagi à cette affaire. « L’abbé Pierre, le mythe. Et ça ne sort que maintenant. Ce qui me fascine, c’est à quel point il y avait une forme d’impunité » déplore la comédienne « Si les femmes ont mis autant de temps à parler, c’est dire combien elles avaient plus à perdre à le faire qu’à prendre sur elles. Quand les gens au pouvoir sont des hommes, le système minimise la parole des femmes, leurs séquelles. C’est ultra choquant » estime-t-elle.
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Et de revenir sur sa propre expérience « Je pense que toutes les femmes ont été agressées d’une façon ou d’une autre. Moi, je me suis fait tellement agresser dans le métro qu’à 20 ans, j’ai pris un scooter ». Avec l’avènement du mouvement #MeToo, la comédienne se dit toutefois optimiste « Aujourd’hui, les victimes sont entendues. Le consentement, dire non, est intégré dans la façon dont on élève nos enfants, nos filles » a-t-elle conclu.