Ce mercredi 17 juillet 2024, dans le cadre de la révélation des témoignages qui accusent l’Abbé Pierre d’agressions sexuelles, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre était l’invité de Karine Baste dans le journal de 20 heures de France 2. À ce jour, au moins sept femmes – des salariées, volontaires ou bénévoles du mouvement Emmaüs, ainsi que des jeunes femmes dans son entourage personnel, ndlr – ont décrit des faits présumés qui auraient eu lieu entre les années 1970 et 2005. La Fondation Abbé-Pierre, qui a commandé un rapport, a également encouragé d’autres victimes potentielles à sortir du silence de manière anonyme.
"Un choc terrible" pour la Fondation Abbé Pierre
"Quand nous avons reçu le premier témoignage, ça a été un choc terrible. On s’est dit ‘mais, c’est pas possible !’. C’était une déflagration, mais (…) il faut faire la lumière, s’il y avait d’autres personnes, pour soutenir, pour donner la parole, (…) qu’elles puissent être entendues après des décennies (à vivre) avec cette souffrance" a déclaré Christophe Robert avant de préciser que les victimes ont été reçues anonymement par le cabinet d’experts spécialisé dans les violences sexuelles que la Fondation Abbé Pierre a sollicité pour mesurer l’ampleur des agressions.
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Le délégué général de la Fondation Abbé Pierre "triste" et "en colère"
De nouveaux témoignages pourraient certainement voir le jour dans les prochains mois ou prochaines années. Mais combien ? "Ce que nous dit le cabinet (…), c’est que quand on a une telle amplitude de temps, de la fin des années 1970 à 2005, cela veut dire qu’il y en a probablement d’autres. Le rapport dit que c’est difficile d’évaluer les proportions. Très difficile", a expliqué le délégué général de la Fondation Abbé-Pierre sur le plateau du journal, avant d’être gagné par une vive émotion. "Je suis… Triste. Je suis en colère. Je lui en veux d’avoir fait souffrir ces femmes. (…) Nous allons faire la totale transparence, les soutenir le plus que nous pouvons", a-t-il conclu.