Cécile Bois (Candice Renoir) hausse le ton contre « un signe grave contre la liberté d’expression »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:25
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
Alors que les fictions de France Télévisions sont menacées, l'héroïne de Candice Renoir se joint à un collectif de 110 comédiens pour défendre le service public.

Alors que France Télévisions attend toujours que son budget pour 2026 soit voté par l’assemblée générale, le groupe audiovisuel public risque de perdre 60 millions d’euros de budget. Ces coupes budgétaires sont aujourd’hui contestées.

Samuel Le Bihan, Laure Calamy… Les acteurs soutiennent le service public

110 comédiens signent ce jeudi 30 octobre une tribune dans Le Parisien pour défendre les créations des chaînes publiques. Parmi eux, on retrouve par exemple Thierry Godard, Laure Calamy, Samuel Le Bihan, Miou-Miou, Mathieu Madénian, Alix Poisson, Tomer Sisley, Sara Mortensen ou encore Laura Smet. Cécile Bois, star de Candice Renoir sur France 2, est particulièrement remontée et déclare : "Le service public, comme son nom l’indique, est un service rendu au public. Enlever 60 millions signifie une soirée fiction de moins par semaine. Ça veut dire qu’on supprime le choix, qu’on ferme des portes, qu’on installe des visières. Ça atteint la culture, les avis, les points de vue et la connaissance, ce dont on manque le plus. (…) Ce n’est pas parce qu’on divertit qu’on ne doit pas être pris au sérieux, qu’on n’a pas de fonction dans une société".

Cécile Bois prend la parole pour France Télévisions : "On ampute la culture"

Pour démontrer l’utilité publique des fictions de France Télévisions, Cécile Bois cite l’exemple du téléfilm Signalements dans lequel elle donnait la réplique à Odile Vuillemin et Bruno Solo : "L’histoire vraie d’une gamine maltraitée, abusée, violée. La femme que j’interprète, celle qui a défendu cette enfant, s’est retournée contre l’État pour non-assistance à personne en danger. Elle a porté plainte et elle a gagné. Au moment de la diffusion, on s’est dit que, dans cette période sombre, les gens n’auraient pas envie de regarder ce genre de téléfilm. Résultat, ça a été un petit phénomène. (…) À partir du moment où on ampute la culture, l’heure est grave. L’histoire en témoigne. C’est une atrophie de la pensée, un signe grave contre la liberté d’expression". Enfin, la comédienne déplore que cette baisse budgétaire significative impacte le niveau de vie des employés du milieu artistique en leur imposant "un peu plus de chômage dans un milieu où beaucoup sont déjà dans une situation précaire". En attendant, France Télévisions a déjà pris des mesures sur les émissions de Léa Salamé, Anne-Élisabeth Lemoine ou encore Bruno Guillon en réduisant le nombre d’émissions et en les remplaçant par des rediffusions.

Par
Hugo Mallais