Candice Renoir est devenue enquêtrice de droit privé, pour avoir plus de liberté d’action. Mais en a-t-elle vraiment ?
Cécile Bois : Certaines contraintes ne faisaient pas partie de l’image d’Épinal, et elle se prend un peu l’image dans la figure ! Elle sait que pour vivre, elle ne va pas seulement enquêter sur des meurtres, elle va aussi devoir faire des filatures pour des maris jaloux !
Quelles sont les conséquences sur sa vie de couple ?
Sa nature explose : elle dissimule, elle ment, elle triche. Cela devient son quotidien, jusqu’à ce qu’Antoine (Raphaël Lenglet), rempli d’amour, essaie de la comprendre. Candice est toujours très compliquée : elle prend des chemins alambiqués, pour prouver, par orgueil, qu’elle a fait le bon choix.
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Ce changement de statut est-il plaisant à jouer ?
Oui, on reste dans l’ADN de Candice, tout en lui offrant ce qu’elle avait au début : l’adversité environnementale. Elle n’est ni encadrée ni en sécurité. Elle a tout à construire et à refaire, ce qui permet de rebattre les cartes.
Les deux précédents épisodes spéciaux ont fait un carton d’audience (plus de 5 millions de téléspectateurs). En se faisant plus rare, Candice Renoir devient-elle plus précieuse auprès du public ?
Je ne sais pas, c’est la première fois que l’on attend aussi longtemps avant de diffuser un nouvel épisode (le précédent a été programmé en 2023, ndlr). Pour moi, le succès n’est jamais acquis, même si, sur les réseaux sociaux, on me demande : « Quand allons-nous revoir Candice ? » On m’aborde aussi au supermarché : les gens ne s’attendent pas à me croiser lorsque j’achète mes pâtes, du coup, ils ont plus de velléités à m’aborder ! Mais il y a tellement de gentillesse, d’enthousiasme, d’amour et d’émotion, que je ne peux pas mal le prendre !
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Vous avez désormais plus de temps libre pour jouer dans d’autres fictions…
Oui, je viens de tourner, pour Apple TV+, la suite de la série Les Gouttes de Dieu (sur la vie d’une oenologue). J’ai été aussi en tournage pour un unitaire burlesque de Caméra Café, réalisé par Raphaël Lenglet. Et je vais bientôt dans le Cantal jouer, avec Léonie Simaga, dans une histoire sombre, pour France 3 : celle de deux mères, issues de milieux sociaux opposés, qui ont perdu leurs deux filles, qui étaient amies. Elles vont se rendre compte que ce n’était peut-être pas l’accident qu’elles croyaient.
N’auriez-vous pas envie de donner la réplique à votre compagnon, Jean-Pierre Michaël ?
On l’a déjà fait, et, malgré l’envie ponctuelle, les perches tendues, on n’a pas encore réussi à recommencer. Peut-être au théâtre, mais j’ai tellement peur d’y retourner, je suis une traqueuse. Jouer sans filet, après dix ans d’absence, avec mon mari qui, lui, est une machine de guerre sur les planches, c’est carrément impressionnant.
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Avez-vous transmis la fibre artistique à vos filles ?
Pour la plus jeune, qui a 14 ans, très clairement, tout ce qui est créatif l’intéresse : elle fait du théâtre, du tricot, de la couture, elle écrit, elle filme. Quant à l’aînée de 16 ans, c’est en train de la rattraper : elle a choisi l’option cinéma, à l’école, dans le but d’apprendre à réaliser les décors. Je l’observe et, comme par hasard, elle fait ses devoirs comme jamais, elle les rend en temps et en heure… et elle est super motivée !
Candice Renoir, mercredi 22 octobre à 21h10 sur France 2