La tension monte entre Clarisse Agbégnénou et la Fédération française de judo. Vendredi dernier, la judokate a vécu un retour à la compétition mouvementé, puisque c’est sans entraîneur que la sportive de 30 ans a pris part au Grand Slam de Tel-Aviv. La championne olympique des moins de 63kg est effectivement entrée dans un énorme conflit avec l’instance. La raison ? Clarisse Agbégnénou refuse de porter le judogi de l’équipementier partenaire de la FFJ, à savoir Adidas, et souhaiterait à la place arborer la marque de son partenaire personnel, Mizuno. La quintuple championne du monde réclame de l’équité, puisque Teddy Riner est lui-même autorisé à porter la tenue de sa propre marque en compétition.
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Invité à réagir au micro de RMC samedi dernier, David Douillet a pris le parti de la FFJ dans ce conflit : "Un système a été mis en place depuis des années, qui est d’avoir des partenaires fédéraux. Ces partenaires fédéraux misent sur l’aura, la publicité, la notoriété de l’équipe de France et des résultats du judo. Cette notoriété se traduit par une masse financière qui sert à équiper les athlètes, à les faire voyager, à les préparer, etc. On n’est pas comme au tennis, où tu es obligé de tout payer, notamment les déplacements, les entraîneurs, les hôtels. La fédération de judo paye tout grâce à ses partenaires." Par la suite, le double champion olympique (1996, 2000) a déploré l’attitude de Clarisse Agbégnénou : "Si tu veux t’extraire de ce système, il faut en parler avec la fédération. Il faut négocier. Mais tu ne peux pas avoir profité du système pendant toute ta progression et dire une fois que t’es au firmament : « Moi j’ai beaucoup plus d’argent, je représente beaucoup plus, que les autres se débrouillent » (…) Qu’elle se débrouille toute seule, qu’elle achète ses billets d’avion, qu’elle passe dans le système tennistique."
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Sur Twitter, Clarisse Agbégnénou a commenté en personne la sortie de David Douillet : "David Douillet se permet de dire pas mal de choses insultantes à mon égard mais ce n’est pas sa première sortie cavalière à l’égard des femmes… Cependant, il a juste oublié de donner une information importante", a lancé la judokate, avant de partager une capture d’écran montrant que l’homme de 54 ans partage des intérêts avec Adidas à travers sa société Double D, "le licencié mondial d’Adidas pour tous les sports de combat. Fondée en 1994 par les anciens judokas, David Douillet, Cédric Dermée et Anthony Damaisin, Double D importe et commercialise des articles de sport sous ses marques Tipi, David Douillet Fitness, Adidas Boxe et Arts Martiaux". Pour l’heure, David Douillet n’a pas répondu à l’attaque de Clarisse Agbégnénou, toujours privée des aides financières de la FFJ.
@DDouillet se permet de dire pas mal de choses insultantes à mon égard mais ce n’est pas sa première sortie cavalière à l’égard des femmes…
Cependant, il a juste oublié de donner une information importante. ♀️
Alalalah pic.twitter.com/46TonMr7vh
— AGBÉGNÉNOU Clarisse (@Gnougnou25) February 20, 2023
N.O