“Ça m’insupporte” : Alexia Laroche-Joubert réagit à l’arrivée de Léa Salamé au JT de 20h et avoue son agacement concernant un détail précis

Publié le 24 juin 2025 à 8:50
Marechal Aurore/ABACA
Invitée sur Europe 1 pour parler de création de contenus, Alexia Laroche-Joubert a vivement réagi aux critiques visant Léa Salamé, récemment nommée au JT de 20h. La productrice s’est indignée qu’on remette en cause l’impartialité de la journaliste en raison de son couple. 

Alors qu’elle était invitée sur Europe 1 ce lundi 23 juin 2025 pour évoquer le lancement du Banijay Entertainment Creators Lab en partenariat avec YouTube, Alexia Laroche-Joubert n’a pas caché son irritation sur un tout autre sujet. La productrice est intervenue dans Culture Médias aux côtés de Justine Ryst, directrice générale de YouTube France, pour détailler leur programme destiné à accompagner des créateurs de contenus vers la télévision. Mais l’attention s’est vite déplacée vers une actualité brûlante du paysage audiovisuel français : l’arrivée de Léa Salamé au JT de 20 heures de France 2.

Léa Salamé arrive au JT de France 2

Dans sa chronique, Julien Pichené est revenu sur les propos tenus par la journaliste dans La Tribune Dimanche, publiés le 21 juin. Léa Salamé y expliquait notamment son choix, après plusieurs hésitations, d’accepter cette nouvelle aventure : "Quitter la matinale de France Inter, c’est vertigineux. Ça m’est arrivé plusieurs fois de me réveiller en pleine nuit en me disant : ‘Tu es complètement folle, tu ne peux pas faire ça’. C’est la plus belle expérience professionnelle de ma vie, et Nicolas Demorand, ma plus jolie rencontre. […] J’ai été très tentée de rejoindre BFMTV, où l’on me proposait d’animer un late show quotidien".

"Avec France Télévisions, on a beaucoup discuté depuis quelques mois et évoqué plusieurs projets. Et ce n’est qu’à la fin que le JT s’est imposé comme une évidence. […] Je vais découvrir un aspect de mon métier que je ne connais quasiment pas. J’ai présenté des journaux au début de ma carrière sur iTélé, mais depuis une dizaine d’années j’anime des émissions et des débats. C’est très différent. Je vais écouter tous les conseils pour entrer dans ce rôle", a-t-elle terminé. 

La journaliste prête à se retirer en cas de candidature de son compagnon à la présidentielle ?

Rapidement, la question de son compagnon Raphaël Glucksmann, député européen, est venue sur le tapis, soulevant des interrogations sur de possibles conflits d’intérêts. Ce à quoi Léa Salamé a répondu avec fermeté : "Il est député européen depuis six ans et cela ne m’a pas empêché de présenter L’Émission politique pendant cinq ans, de faire l’interview du 14 juillet, le débat de l’entre-deux-tours en 2022 ou d’avoir tous les politiques au micro le matin sur France Inter. D’Emmanuel Macron à Marine Le Pen en passant par Bruno Retailleau, Édouard Philippe ou Jean-Luc Mélenchon, je n’ai jamais senti dans leurs yeux qu’ils me prenaient pour la femme de…".  

Et de préciser : "Mon couple n’est un secret pour personne, mais on cloisonne énormément nos activités. Et chacun a ses opinions, sa vision, ses convictions. Il n’a évidemment jamais tenu mon stylo ! Ni moi le sien, d’ailleurs". Interrogée sur une potentielle candidature de Glucksmann à la présidentielle de 2027, la journaliste a été claire : "Il est évident que, dans ce cas-là, je me mettrais en retrait. Comme j’ai pu le faire déjà à deux reprises sur France Inter lorsqu’il était candidat aux élections européennes". Des déclarations qui ont suscité la réaction d’Alexia Laroche-Joubert en direct.

Alexia Laroche-Joubert confie son mécontentement

Indignée, elle a fustigé l’idée même de questionner une femme sur sa légitimité professionnelle à cause de son conjoint : "Moi ça m’énerve énormément qu’à une femme en 2025, qui est journaliste, on puisse demander, sous prétexte qu’elle est mariée à un politique, un retrait. […] À un moment il faut faire confiance aux femmes aussi. […] Je trouve ça honteux. Ça m’insupporte". 

Par
Kahina Boudjidj