C’est l’un des points forts de ce mercato télé. Avec le départ d’Anne-Sophie Lapix vers le groupe M6, France Télévisions s’est mis à la recherche d’un nouveau visage pour incarner le journal de 20 Heures de France 2. Et ce n’est autre que Léa Salamé qui fut choisie pour prendre place dans le fauteuil de présentatrice. Si la journaliste quitte par conséquent France Inter, où elle animait la matinale depuis 2017 avec Nicolas Demorand, l’animatrice conserve Quelle époque ! le samedi soir sur la Deux.
Léa Salamé se mettra en retrait en cas de candidature de Raphaël Glucksmann
Interrogée par La Tribune Dimanche, Léa Salamé a avoué avoir hésité avant d’accepter la proposition de Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions : "Elle a eu des arguments très forts et en a appelé à ma responsabilité en cette période chaotique. Dans ce monde fracturé, marqué par les guerres et les souffrances, elle s’est dit qu’il y avait dans mon parcours de vie et de femme quelque chose qui me permettrait de raconter peut-être l’actualité différemment."
À lire également
L’amusant message d’Anne-Sophie-Lapix à Léa Salamé, qui lui succède au JT de France 2
Cette nomination pose toutefois une grande question. Comment France Télévisions et Léa Salamé agiront en cas d’une éventuelle candidature de Raphaël Glucksmann aux élections présidentielles de 2027 ? La journaliste assure avoir déjà pensé à tout : "Il est député européen depuis six ans et cela ne m’a pas empêchée de présenter L’Émission politique pendant cinq ans, de faire l’interview du 14-Juillet, le débat de l’entre-deux-tours en 2022 ou d’avoir tous les politiques au micro le matin sur France Inter. Il est évident que je me mettrais en retrait." Léa Salamé avait déjà laissé son micro sur France Inter lorsque Raphaël Glucksmann était candidat aux élections européennes.
"Elle, c’est elle et moi c’est moi"
Ce lundi 23 juin, Raphaël Glucksmann s’est exprimé pour la première fois sur l’arrivée de Léa Salamé au journal de 20 Heures de France 2 en marge d’une conférence de presse de son parti politique Place Publique. L’homme politique s’est prononcé sur le possible conflit d’intérêt qui pouvait avoir lieu s’il se présentait aux présidentielles : "Elle, c’est elle et moi c’est moi. On est en 2025 et je ne me voyais absolument pas discuter avec elle du fait qu’elle devrait ne pas faire quelque chose d’aussi important dans sa carrière parce que nous, nous sommes engagés dans un processus politique. On verra sur quoi notre travail débouche." Raphaël Glucksmann a ensuite ajouté : "En cas de candidature à une élection nationale à venir, le sujet sera tranché de manière totalement transparente qui évitera tout conflit d’intérêt. Mais là, je ne suis pas candidat, devant vous." Puis de conclure avec un trait d’humour : "On est en 2025, elle pense par elle-même et elle ne va pas nécessairement avoir les mêmes idées que moi en plus, malheureusement pour moi !"