Bernard Henri-Lévy sort de ses gonds face à Natacha Polony dans Quelle Époque : “Mais de quoi vous parlez !” (VIDEO)

Publié le 25 mars 2024 à 12:55
En plein débat sur le conflit israélo-palestinien, l'écrivain surnommé BHL a perdu son calme face à son interlocutrice sur France 2 ce samedi.

L’UNICEF ne cesse d’alerter le monde vis-à-vis du conflit israéo-paslestinien qui tue principalement des femmes et des enfants : "Au 22 mars, le bilan faisait état d’au moins 1 200 morts dont 36 enfants et plus de 7 500 blessés en Israël. 138 personnes seraient encore retenues en otage. Dans la bande de Gaza, 31 988 personnes, dont 13 600 enfants et au moins 3 250 femmes, seraient décédées. Près de 74 188 personnes auraient été blessées dont 12 300 enfants. Plus de 17 000 enfants sont séparés de leurs parents. Des milliers d’autres sont portés disparus. Les femmes et les enfants représentent 70 % des victimes. Le bilan s’alourdit chaque jour".

C’est pourquoi la prise de position de Bernard-Henri Lévy ces derniers jours dans les médias fait réagir : ce dernier soutient une offensive israélienne sur la ville de Rafah. L’écrivain a été reçu par Léa Salamé dans Quelle Époque ! sur France 2 ce samedi 23 mars 2024 et a été confronté au point de vue de Natacha Polony. Après avoir estimé que "le système électoral israélien donne le pouvoir et donne un poids délirant (…) à des intégristes", la journaliste et essayiste a fortement condamné le discours son interlocuteur. "Ça nourrit la haine. Vous êtes en train de fabriquer des générations de soutien du Hamas. Oui, je dis ‘vous’, parce que vous expliquez que tout ça est normal, qu’il faudrait aller taper Rafah en plus. Ce que vous craignez – à savoir le renforcement du Hamas – n’arrivera pas du fait qu’on arrête ce massacre, mais au contraire, du fait qu’on le maintienne. Ce qui crée de nouveaux combattants", a-t-elle déclaré fermement mais calmement, avant d’appeler au respect du droit international.

Bernard-Henri Lévy a alors totalement perdu son calme et s’est écrié, en haussant vivement le ton et les bras : "Mais de quoi vous parlez ! On n’est pas dans le respect du droit international ! On est dans une invasion sans précédent par des mecs qui sont arrivés à trois sur des motocyclettes, par deltaplane, qui ont violé des femmes par dizaines, qui ont tué des enfants et brûlé des familles entières ! Et vous me parlez du droit international ?! Lorsque le peuple palestinien sera libéré de la dictature du Hamas, alors là il faudra parler d’une solution raisonnable et juste pour chacun ! Mais c’est pas le moment !". Léa Salamé est alors intervenue et a demandé au philosophe : "Jusqu’à combien de morts civils vous jugerez les choses acceptables ? Il y en a 25 000 ! Là, je ne vous donne pas les chiffres du Hamas, je vous donne les chiffres du Pentagone. Vous le savez qu’il y a des milliers d’enfants qui sont morts depuis cinq mois côté palestinien !". Son invité a rétorqué : "Il faut que cette guerre s’arrête le plus tôt possible, et il y a une manière que cette guerre s’arrête, c’est que le Hamas rende les armes". Natacha Polony a conclu en restant sur ses positions : "Cette position est éminament dangereuse, parce qu’elle est en train de montrer au monde entier que vous et l’Occident utilisez le droit international à son propre profit et à géométrie variable. Ce qu’on appelle le Sud global est en train de considérer qu’on peut s’asseoir sur le droit international puisque les occidentaux s’asseyent dessus".

Par
Hugo Mallais