Anny Duperey « harcelée » après ses propos polémiques sur l’affaire Judith Godrèche

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:56
Nasser Berzane/ABACAPRESS.COM
Son commentaire sur l’emprise de Benoit Jacquot sur Judith Godrèche n’est pas sans conséquence pour Anny Duperey. La comédienne, en plus d’avoir perdu son rôle de marraine d’une association, vient de révéler qu’elle était victime de harcèlement.

L’interview d’Anny Duperery samedi dernier, sur l’antenne de RTL, n’est pas passée inaperçue… loin de là. Il faut dire que la comédienne a choqué de nombreux Français en commentant les accusations de Judith Godrèche à l’encontre de Benoit Jacquot (le réalisateur avec qui elle a eu une relation d’emprise à partir de ses 14 ans et pendant plusieurs années) et de Jacques Doillon.

"Je vais me faire taper dessus, mais je pense que tout ça est extrêmement exagéré. Que quand même, six ans avec un réalisateur… Sous emprise, je veux bien, mais quand même consentante, non ? (…) Admettons que certains hommes aient été des prédateurs comme ça, mais qu’ils ont fait parfois de belles œuvres. Je n’aimerais pas du tout que l’on condamne leurs œuvres en même temps que l’homme", a-t-elle ainsi clamé en dénonçant une "chasse aux sorcières tardives".

Les conséquences de la polémique pour Anny Duperey

Ces propos ont provoqué une vive polémique qui a même fait réagir Alexandra Lamy. Pointée du doigt pour ce dérapage, Anny Duperey s’est rapidement expliquée dans un communiqué. "Ce que j’ai voulu, très maladroitement, j’en conviens, car il est bénéfique que les victimes s’expriment enfin après un si long silence, c’est tempérer l’emballement médiatique. Je tiens à affirmer qu’évidemment je condamne toute action de viol ou d’abus de pouvoir séducteur, qu’il ait lieu à l’encontre d’adultes et surtout d’enfants ou d’adolescents. Ce n’est pas pour rien que je suis marraine depuis plus de 30 ans d’une association en faveur de la défense des enfants".

Mais trop tard pour éteindre l’incendie provoqué par ces déclarations. La comédienne a ainsi perdu son rôle de marraine. "J’ai été harcelée par vingt coups de fils par jour parce qu’ils étaient comme ça, doigt sur la couture du pantalon, vis-à-vis des réseaux sociaux. J’ai fini par dire : « Écoutez, si vous avez honte de moi, c’est peut-être mieux que je [parte] ». Et ça a été accepté dans la minute", a-t-elle raconté jeudi dans Culture Médias sur Europe 1. "On ne peut pas apporter de nuance en ce moment, c’est soit noir, soit blanc (…) "J’ai été quand même l’une des premières à manifester pour la libération de Jacqueline Sauvage. […] J’ai toujours défendu ça, mais voilà, j’ai essayé de tempérer et c’est une époque où on ne peut pas tempérer", a-t-elle ajouté.

 

Par
Clara Kolodny