Une mère accuse Gérard Miller d’avoir violé sa fille mineure : « Il avait en face de lui une gamine en souffrance »

Publié le 1 mars 2024 à 15:11
Aurore Marechal/ABACAPRESS.COM
De nouvelles femmes sont sorties du silence pour témoigner à l’encontre de Gérard Miller. Elles sont désormais 67 à avoir accusé le thérapeute de viols, agressions sexuelles, harcèlement sexuel ou encore d’approches insistantes.

Le chiffre a de quoi donner le tournis. Elles sont 67 femmes à avoir pris contact avec nos confrères de Elle depuis le début de leur enquête sur Gérard Miller. Le compteur, qui était déjà de 41 témoignages le 8 février dernier, quelques jours avant l’ouverture d’une enquête préliminaire pour viols et agressions sexuelles par le parquet de Paris, a encore grimpé ces dernières semaines. "C inq dénoncent des faits de viols, 22, des agressions sexuelles. Les autres évoquent des séances d’hypnose avortées, des approches insistantes, du harcèlement", précise Elle.

L’hebdomadaire souligne ainsi avoir reçu, en février 2024, 16 nouveaux récits "d’expériences traumatisantes avec Gérard Miller", comme l’écrivent les deux journalistes à l’origine de l’article publié jeudi par le magazine. Des témoignages qui sont "détaillés et circonstanciés" avec des "preuves matérielles" comme des photos ou messages. Ce nouveau volet de leur enquête fait apparaître "des récits inédits" soulignent nos consoeurs. Plusieurs témoins accusent en effet Gérard Miller d’avoir eu des relations "avec des lycéennes âgées de moins de 18 ans, parfois sur le long terme (jusque 18 mois)" et de leur "avoir imposé des rapports sexuels à 3 ou à 4 avec d’autres mineures".

Des victimes présumées mineures au moment des faits

Elle lève ainsi le voile sur le témoignage de la mère d’une victime présumée du thérapeute. "C’est un monstre, il avait en face de lui une gamine en souffrance, il a profité de son aura de psy pour la violer", affirme celle qui a été rebaptisée Christine dans le magazine pour protéger son identité. Les faits se seraient déroulés en 2004,  alors que sa fille n’avait que 17 ans. Cette dernière était traumatisée par le harcèlement scolaire qu’elle avait subi et qui l’avait conduit à quitter l’école puis faire un séjour en hôpital psychiatrique.

C’est en allant assister à l’émission On a tout essayé qu’elle aurait rencontré Gérard Miller. Après un premier échange dans le public, ils se seraient retrouvés après l’émission pour manger une crêpe avant qu’il lui propose de passer la nuit sur Paris pour aller à un spectacle ensemble. Gérard Miller aurait même pris soin de contacter les parents de la jeune femme pour avoir leur accord. Sa mère accepte en espérant que le célèbre psychanalyste aide enfin l’adolescente à aller mieux.

Recontactée quelques mois plus tard par Gérard Miller, la jeune femme affirme avoir eu "un trou noir total" après avoir bu un verre chez lui. "Plus tard, je me suis réveillée dans une chambre à l’étage. J’étais dans un lit, il est venu à côté de moi. C’est là que tout a commencé. Je n’arrêtais pas de penser : "Quand est-ce que je peux dire stop ? »", raconte-t-elle en détaillant le rapport sexuel que lui aurait fait subir le thérapeute. "Quand je suis rentrée, ma mère a tout de suite vu que ça n’allait pas. J’étais décomposée", aoute celle qui a porté plainte pour viol.

L’article complet du Elle, qui comporte d’autres témoignages tout aussi forts, notamment de relations sexuelles imposées à plusieurs, est à retrouver ici en intégralité. Gerard Miller continue à nier ces accusations. Il reste présumé innocent des faits dont il est accusé.

 

Par
Clara Kolodny