Le 31 janvier, le magazine ELLE dévoilait une enquête sur le psychanalyste Gérard Miller. L’homme de 75 ans, connu du grand public pour avoir notamment participé à des émissions comme On a tout essayé ou Vivement Dimanche Prochain, est accusé de viol et d’agressions sexuelles sous hypnose par de nombreuses femmes. Aujourd’hui, elles sont plus de 40 à avoir pris la parole pour mettre en cause Gérard Miller.
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Le psychanalyste a pris la parole publiquement afin de démentir les accusations qui le visent. "Je suis certain de n’avoir commis aucune infraction et prêt à répondre sur chacun des faits reprochés", a-t-il confié à l’AFP. "Dans son dernier numéro, le magazine Elle publie les propos de femmes me mettant très gravement en cause. Après les avoir lus, ma réaction immédiate est simple : je prends acte de ce qu’elles ont ressenti et ressentent encore aujourd’hui, personne ne saurait en témoigner à leur place (…) En ce qui concerne précisément les femmes qui me mettent en cause, si quelque chose leur a déplu lorsqu’elles étaient avec moi, je n’ai aucune hésitation à l’affirmer : rien de ce que j’ai perçu ne m’indiquait qu’elles voulaient mettre un terme à la situation, car sinon à l’instant même j’y aurais mis un terme", a-t-il également posté sur X. Ce jeudi 29 février, BFMTV dévoile le témoignage d’une des accusatrices de Gérard Miller. Selon ses propos, Aude avait 17 ans lorsqu’elle aurait été victime des agissements du psychanalyste, en 2001.
"J’ai le souvenir qu’il baisse son pantalon, qu’il sort son sexe"
Une femme accuse Gérard Miller de viol, elle témoigne sur BFMTV pic.twitter.com/wHJJK7Es1z
— BFMTV (@BFMTV) February 29, 2024
Alors qu’elle le rencontre afin de faire un article pour le journal de son lycée, ils se retrouvent au domicile de Gérard Miller. "Jusqu’à présent, il n’y avait rien qui pouvait laisser présager quoi que ce soit… Il avait été courtois, poli. Et il m’embrasse. J’ai le souvenir qu’il baisse son pantalon, qu’il sort son sexe. Il me demande si j’ai déjà couché avec un garçon. J’ai dit que non. Il me dit qu’il ne sera pas le premier. Il me met son sexe dans la main et le met dans ma bouche", se remémore-t-elle. Si elle a fait un déni pendant plusieurs années, c’est en prenant connaissance de l’enquête du magazine ELLE que le déclic va s’opérer. "Là j’ai les images qui reviennent, ça tourbillonne et je me sens mal. J’ai envie de vomir. Ça m’a littéralement sauté au visage", ajoute-t-elle.