Une nouvelle scène d’horreur a eu lieu à Paris. Dans la soirée du samedi 2 décembre dernier, peu après 21 heures, un individu a attaqué au couteau et au marteau plusieurs passants qui se trouvaient près de la Tour Eiffel. L’assaillant a tué un ressortissant allemand et blessé deux autres personnes de nationalité française et britannique. Le terroriste, qui avait fait allégeance à l’État islamique avant de passer à l’acte, a été arrêté par les forces de l’ordre et placé en garde à vue. Les premiers éléments de l’enquête révèlent que l’auteur de l’attaque présenterait des soucis psychologiques, comme l’a expliqué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur BFMTV : "Il a été suivi judiciairement et grâce à ce suivi, le médecin psychiatre a pu de nouveau faire une injonction de soins parce qu’il a une maladie mentale manifestement très prononcée. Et une fois qu’on a terminé cela, la peine de prison et le suivi judiciaire et psychiatrique, il y a manifestement eu un ratage, non pas dans le suivi des services de renseignements, mais manifestement psychiatrique."
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À la suite de ce drame, Christophe Hondelatte a tenu à faire une grosse mise au point sur Twitter. L’ancien présentateur de Faites entrer l’accusé a déploré les réactions ayant suivi l’attaque sur les réseaux sociaux : "Je vais me faire traiter de ‘gauchiasse’ et de ‘journalope’, mais j’assume ! Les commentaires lus ici après l’attentat commis hier soir à Paris, me semblent très symboliques de la pitoyable mise à distance des MALADIES PSYCHIATRIQUES dans notre société. Ils m’amènent à faire 2 ou 3 observations nourries de ma ‘fréquentation du crime’", a lancé le journaliste, avant d’ajouter : "Les PSYCHOSES, sont les maladies psychiatriques les plus graves (schizophrènie, troubles bipolaires, paranoïa, etc). Ces maladies affectent beaucoup de familles qui savent de quoi je parle. Ce sont des maladies, comme les cancers. Elles sont d’ailleurs, à ce titre, prises en charge à 100% par la Sécurité sociale. La grande majorité de psychotiques ne présente aucun danger, car il existe des traitements efficaces. Mais l’une des plaies de cette maladie est que les malades arrêtent les traitements, ce qui semble être le cas de l’assaillant d’hier. Les psychoses se caractérisent par une rupture avec la réalité. Chercher de la rationalité dans les actes d’un psychotique en crise n’a pas de sens, d’où ‘l’excuse psychiatrique’ prévue par le Code pénal. Dés lors l’attentat d’hier peut-être ‘apparement terroriste’, et objectivement ‘d’origine psychiatrique’. Ça n’est pas être ‘gauchiasse’ que de le dire."
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"Les Services de Renseignement savaient semble t’il que l’homme était psychotique et en arrêt de traitement", poursuit Christophe Hondelatte, qui a salué la réaction de Gérald Darmanin. "Dés lors, dans la mesure où il avait accroché sa dinguerie à la cause islamiste, il aurait fallu l’interner d’office, décision qui relève du Préfet. Le ministre de l’Intérieur, a eu le courage de dire les choses dés hier soir, ‘c’est un malade psychiatrique’. Mais dans la foulée, beaucoup ont semblé l’oublier. Et maintenant, lâchez-vous, traitez-moi de tous les noms ! Vous ne ferez que nier le réel… Top départ du lynchage ! J’ajoute que les psychoses peuvent affecter aussi bien les islamistes, que les militants de l’Ultra Droite, ou les leaders de la France Insoumise… Tout ça pour dire que ma prise de position n’est pas politique !"
Je vais me faire traiter de "gauchiasse" et de "journalope", mais j’assume ! Les commentaires lus ici après l’attentat commis hier soir à PARIS, me semblent très symboliques de la pitoyable mise à distance des MALADIES PSYCHIATIQUES dans notre société. Ils m’amènent à faire 2 ou…
— HONDELATTE (@hondelatte) December 3, 2023