Gilles Lellouche repasse derrière la caméra. En 2024 doit sortir au cinéma L’Amour ouf, le troisième film réalisé seul par le comédien français, avec notamment François Civil et Adèle Exarchopoulos. La dernière fois que le frère cadet de Philippe Lellouche avait officié en tant que réalisateur, c’était en 2018, pour Le Grand Bain, qui fut un véritable succès avec plus de 4,2 millions d’entrées dans les salles obscures.
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Une expérience qui contraste avec le tout premier long-métrage réalisé par Gilles Lellouche en 2004, Narco, qui n’avait rassemblé que près de 580 000 spectateurs. En plus de cet échec commercial, Gilles Lellouche avoue ne pas avoir réellement apprécié travailler sur ce projet, comme il l’explique dans les colonnes de Première ce jeudi 30 novembre. Une "expérience douloureuse" telle que le natif de Savigny-sur-Orge s’est éloigné par la suite pendant 14 ans de la réalisation en solitaire (il co-réalise Les Infidèles en 2012, ndlr) : "Le tournage s’est très mal passé. J’avais 30 ans, c’était mon premier film, réalisé avec mon pote Tristan Aurouet. J’avais une équipe pas très sympathique, qui n’avait pas beaucoup de compassion ni de patience. Et en plus, j’avais été très déçu par le résultat du film, à mille lieues de ce que j’avais fantasmé. Moi, j’ai besoin que les choses se passent bien, d’amour, de partage, de chaleur. C’est mon côté Michel Fugain ! Narco a donc causé chez moi un léger trauma."
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"Il y avait en moi une frustration non-avouée", poursuit Gilles Lellouche, avant d’en dire plus sur l’état d’esprit qui l’habite dans son métier. "Mais les tempos de chaque acteur sont très différents et souvent injustes, que ce soit dans le succès ou l’insuccès. Je pense que le succès est un anesthésiant et je m’en méfie comme de la peste. C’est une sorte de couche de graisse autour du cœur, de la motivation et de l’exigence."