Près de neuf ans après le braquage qui avait bouleversé sa vie, Kim Kardashian est de retour à Paris, non plus pour la Fashion Week, mais pour faire face à la justice. Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, la star américaine avait été victime d’un vol à main armée d’une violence rare dans sa résidence parisienne. Cinq hommes déguisés en policiers s’étaient introduits dans l’immeuble, avant de la ligoter, la bâillonner et de l’enfermer dans une salle de bain.
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Le parquet a requis…
Les malfaiteurs s’étaient emparés de bijoux pour un montant estimé à 9 millions d’euros. L’enquête a permis de révéler que ce braquage avait été longuement prémédité : les agresseurs, surnommés les "papys braqueurs" en raison de leur âge, avaient scruté les publications de la star sur les réseaux sociaux afin de suivre ses déplacements et de profiter de l’instant où son garde du corps était absent.
Ce mercredi 21 mai, à Paris, le parquet a requis une peine de dix ans de prison contre Aomar Aït Khedache, 69 ans, suspecté d’être l’instigateur du spectaculaire braquage dont Kim Kardashian avait été la cible en 2016, en pleine Fashion Week. Les autorités le désignent comme le principal "commanditaire" de ce vol à main armée, survenu dans une résidence hôtelière haut de gamme du VIIIe arrondissement de la capitale.
Un multirécidiviste au lourd passé
Déjà bien connu des services de police, Aomar Aït Khedache est un multirécidiviste au lourd passé judiciaire… À la barre, il a reconnu avoir participé à la préparation du braquage, tout en niant en avoir été le "chef" d’orchestre. Une version que conteste fermement l’avocate générale, pour qui l’accusé est celui qui "donne les ordres", "recrute" les complices et organise la revente des bijoux en Belgique. Dans ses réquisitions, elle a dépeint un criminel "chevronné" jouant un rôle central dans cette opération minutieusement orchestrée.