Près de neuf ans après avoir été victime d’un spectaculaire braquage en plein cœur de Paris, Kim Kardashian est revenue dans la capitale française, cette fois-ci pour affronter la justice. Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, la star américaine, alors présente pour la Fashion Week, avait été séquestrée dans sa résidence par cinq hommes déguisés en policiers. Ligotée, bâillonnée et enfermée dans une salle de bain, elle avait vu ses bijoux dérobés, pour un préjudice estimé à 9 millions d’euros. L’enquête a révélé que les auteurs du braquage, surnommés les "papys braqueurs" en raison de leur âge avancé, avaient minutieusement préparé leur coup en surveillant ses publications sur les réseaux sociaux, ce qui leur avait permis d’identifier ses déplacements et l’absence temporaire de son garde du corps.
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Kim Kardashian venue en France pour témoigner
Le procès de dix personnes, dont une femme, s’est ouvert le 28 avril dernier devant la cour d’assises de Paris. Kim Kardashian, aujourd’hui âgée de 44 ans et mère de quatre enfants, a témoigné à la barre ce mardi 13 mai. Elle avait longtemps refusé de remettre les pieds à Paris, mais a fini par faire le choix de se confronter à ses anciens agresseurs. "Je ne me sentais pas en sécurité, j’avais peur. Je pense que sur le plan émotionnel, je n’étais pas prête", avait-elle confié lors d’une audition organisée à New York, la juge s’étant exceptionnellement déplacée. Ses avocats français, Mes Léonor Hennerick et Jonathan Matthout, aux côtés de son avocat américain Michael Rhodes, ont affirmé : "Elle souhaite affronter ceux qui l’ont attaquée. Elle entend le faire avec dignité et courage".
L’influenceuse revient sur cette nuit de cauchemar
C’est émue aux larmes qu’elle a livré un témoignage dense et bouleversant, suivi par des dizaines de journalistes réunis dans une salle d’audience comble. "Je voudrais remercier tout le monde, en particulier les autorités françaises, de m’autoriser à témoigner et dire ma vérité", a-t-elle déclaré en introduction, selon La Dépêche. "Paris est une ville que j’aime particulièrement. Ça m’arrivait de sortir en pleine nuit pour me balader dans les rues, je me sentais toujours en sécurité dans cette ville auparavant", a-t-elle confié à la barre, selon Le Parisien. Et cette impression de sécurité a volé en éclats dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016…
Ce soir-là, la star s’apprêtait à se coucher lorsqu’elle a entendu du bruit : "Soudain, plusieurs hommes en uniforme de police ont fait irruption dans ma chambre". L’un d’eux avait les mains liées : "Je me suis aperçue qu’il s’agissait du concierge qui travaillait ce soir-là dans l’hôtel". D’abord confuse, Kim Kardashian explique avoir eu du mal à comprendre ce qui se passait. "Je ne comprenais pas tout de suite ce qu’il se passait autour de moi. J’étais en chemise de nuit, tout se passait en même temps, c’était glaçant", a-t-elle avoué. Elle s’est souvenue avoir ressenti une peur viscérale : "J’étais persuadée qu’ils allaient me tirer dessus et que c’était fini". Elle a alors supplié le concierge de leur parler en français. "J’ai des bébés, je dois rentrer à la maison", avait-elle crié "hystérique", avant de se faire mettre par l’un de ses agresseurs du ruban adhésif sur la bouche.
"J’étais certaine de mourir ce jour-là"
Alors qu’ils tentent de l’entraver, son peignoir tombe et elle pense au pire. "J’étais certaine de mourir ce jour-là", a-t-elle confirmé au président de la cour, David De Pas. Finalement, les malfaiteurs la ligotent et l’enferment dans la salle de bain. "J’ai été tirée, trainée, jetée sur le sol de la salle de bain. Mais je n’ai jamais été frappée", a assuré Kim Kardashian. Elle précise néanmoins que plusieurs armes ont été braquées sur elle à plusieurs reprises.
Le traumatisme de cette nuit-là a profondément changé son mode de vie puisqu’elle a expliqué avoir désormais besoin de "4 à 9 gardes du corps à la maison pour se sentir en sécurité". Pour couronner le tout, six mois après ce drame, sa maison de Los Angeles est également cambriolée… Selon elle, ses agresseurs auraient repéré ses déplacements sur les réseaux sociaux pour reproduire le même mode opératoire que celui de Paris.
À la fin de son témoignage, la star s’est effondrée en évoquant les séquelles psychologiques. "J’ai commencé à avoir la phobie de sortir de chez moi, et je ne peux pas dormir la nuit si je ne suis pas certaine que ma sécurité est à la maison", a avoué la maman de North, Saint, Chicago et Psalm. Bouleversée, Kim Kardashian a conclu avec une note d’humanité, comme citée par Le Parisien : "Je suis très émue, ça a changé ma vie, celle de ma famille. Aux États-Unis, je travaille dans le système judiciaire, je veux devenir avocate (…) Je veux voir des gens réhabilités et j’ai toujours cru aux secondes chances (…) j’essaie d’être présente pour ceux qui ont commis des crimes horribles".