La paix fragile du clan Delon n’a pas résisté à la disparition du patriarche. Jeudi 11 décembre, le conflit a franchi une nouvelle étape lorsque le plus jeune fils, Alain-Fabien, est apparu sur RTL pour annoncer avoir saisi la justice suisse. Son objectif ? Faire exclure sa sœur Anouchka de la succession et contester le dernier testament d’Alain Delon, signé en 2022. Une révélation qui a immédiatement rallumé la guerre ouverte entre les héritiers, déjà profondément divisés.
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Alain-Fabien s’attaque à Anouchka
Devant Marc-Olivier Fogiel, Alain-Fabien a martelé qu’il ne s’agissait "pas d’une question d’argent", mais d’un combat pour "faire respecter les dernières volontés de [son] père". Le premier testament de 2005, 50 % pour Anouchka, 25 % pour chaque frère, n’est pas en cause. Le second, en revanche, bouleverse la situation en confiant à Anouchka l’intégralité du droit moral et 51 % des parts de la société ADID, cœur de la marque qu’elle a lancée. Selon le cadet, ce changement trahirait une manipulation : "Il y a eu, à mon sens, du détournement ou du vol (…) ce n’est pas l’expression des dernières volontés de mon père".
Il va jusqu’à parler d’un "déni d’existence" envers les deux autres enfants. Pour justifier sa contestation, Alain-Fabien décrit un père affaibli, parfois incohérent. "Des fois il divaguait complètement (…) Il avait des moments de lucidité, mais ça s’est dégradé les trois dernières années", a-t-il assuré. Et d’affirmer qu’aucun test cognitif n’avait validé sa capacité à signer un document important. L’épisode qu’il juge le plus troublant ? "À partir du moment où il est devenu mielleux et gentil, il y avait un problème", a-t-il expliqué. Puis de poursuivre en dénonçant également les conditions de signature du testament. "Ils l’ont sorti de cette clinique, ils l’ont amené chez un notaire, ils l’ont fait signer un testament et ils l’ont ramené à la clinique", a-t-il raconté.
La contre-offensive d’Anouchka
Cette prise de parole a provoqué une onde de choc. Mais la réplique d’Anouchka, publiée peu après, risque de transformer la dispute en véritable tragédie familiale… Dans un long texte métaphorique, littéraire et féroce, la fille unique d’Alain Delon a répondu point par point, transformant l’affaire en récit quasi mythologique. Dès les premières lignes, elle règle le ton sur Instagram : "C’est l’histoire du père, du fils, et de la fille « chérie »". Elle y décrit son frère comme un Brutus moderne, trahissant les siens : "Tel Brutus ou Judas, ce gamin prétendant être un fils, un frère, s’engagea à poignarder son unique sœur dans le dos, ainsi qu’à trahir les liens sacrés du sang sur la place publique, tribunal populaire en plus".
Elle dépeint un acte "Mû par une jalousie fratricide et une haine compréhensible mais inexcusable", et raconte comment elle a vu son statut familial basculer : "Désormais estampillée mouton noir de la famille Delon, elle assista, prostrée, à sa propre mise à mort". Anouchka retourne ensuite la logique d’Alain-Fabien contre lui : "Il dépouilla son père de tout ce qu’il lui restait… Sa dignité, son honneur, son nom, ses dernières volontés, ainsi que son éternel repos". Puis de critiquer également la presse "qui roule, pas vraiment cool, faisant la part belle au scoop non vérifié".
Pour elle, son frère cherche encore à tuer symboliquement le père : "Le cadet essaye de tuer le père une bonne fois pour toutes en dansant sur sa tombe avec indignité. Qu’importe, Delon est éternel !". La comédienne évoque ensuite une famille dominée par un modèle masculin écrasant et regrette le fait que ce ne soit “Pas simple d’être une femme dans une famille d’hommes où règne le machisme d’une autre époque”. "En tentant de me brûler les ailes, cette trahison m’octroie le pouvoir de les déployer enfin", écrit-elle également avant de conclure : "Croire ce qu’il se dit à mon sujet, serait mal me connaître. Être persuadé que j’en resterai là le serait tout autant”. Affaire à suivre donc.