Nouvelle plainte contre Gérard Depardieu pour agressions sexuelles : « Ses paluches partout sur mon corps »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:58
IPA Agency/Starface
Une femme a déposé plainte en janvier dernier contre Gérard Depardieu pour "agression sexuelle sur une personne vulnérable par personne abusant de l’autorité de sa fonction". Les faits se seraient déroulés en 2014 sur le tournage d’un film sur lequel officiait la jeune femme comme assistante.

Le dossier judiciaire de Gérard Depardieu, qui est déjà accusé de viols et d’agressions sexuelles, vient de s’alourdir. Déjà mis en examen pour viols, le comédien fait l’objet d’une nouvelle plainte selon Le Courrier de l’Ouest. "Après Charlotte Arnould en 2018, Hélène Darras et Ruth Balza en 2023, une ancienne assistante de tournage a déposé plainte contre Gérard Depardieu pour agression sexuelle, le 9 janvier 2024 à Paris. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris contre l’acteur âgé de 75 ans", écrivent nos confrères.

La victime présumée affirme avoir subi des attouchements, propos obscènes et propositions sexuelles sur le tournage du Magicien et les Siamois de Jean-Pierre Mocky. Et pas seulement puisqu’elle accuse aussi le comédien de lui avoir touché les fesses chez lui, dans l’hôtel particulier qu’il possède à Paris, lors de leurs premières rencontres pour parler du film. Des "propos obscènes" auraient également été prononcés par Gérard Depardieu lors de ce rendez-vous. Les faits se seraient ainsi déroulés en 2014 alors qu’elle n’était âgée que de 24 ans.

La plaignante témoigne pour la première fois

La plaignante a accepté de témoigner dans Le Courrier de l’Ouest. Elle précise qu’elle ne comptait pas porter plainte ni parler à la presse jusqu’à aujourd’hui. Elle a finalement sauté le pas après avoir été marquée par l’enquête de Médiapart et le Complément d’enquête sur Gérard Depardieu qui lui ont fait ressentir "une rage supplémentaire". Et la tribune de soutien au comédien a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase : "J’ai dit stop, ça suffit !" Dix ans après les faits qu’elle aurait subis sur ce tournage, elle se rappelle encore "ses paluches partout sur son corps" et "ses mots indécents". "J’ai éteint l’affaire car, évidemment, c’est la honte de se faire toucher comme ça", confie-t-elle en expliquant vouloir garder son anonymat pour "ne pas recevoir des messages de gens se faisant un malin plaisir d’être les avocats de Depardieu ou d’arrivistes".

Le Courrier de l’Ouest précise que plusieurs témoins ont "confirmé la version de la jeune femme". Jean-Maurice Belayche, le producteur du film, affirme lui ne pas "avoir vu ou entendu un quelconque comportement répréhensible de Gérard Depardieu". Contacté par nos confrères, l’avocat du comédien a seulement répondu que le comédien "contestait absolument les faits susceptibles d’être qualifiés d’agression sexuelle".

Par
Clara Kolodny