Elle avait été placée sous protection policière peu après un reportage sur l’islam radical, diffusé sur M6 le 23 janvier dernier. Comme Amine Elbahi, qui a témoigné dans un numéro spécial tourné à Roubaix, Ophélie Meunier, à l’animation du programme, a reçu des menaces de mort, qui sont prises très au sérieux par la justice…
C’est ainsi que le parquet de Nanterre a annoncé ce lundi 7 février qu’il avait ouvert une enquête pour menaces de mort. La journaliste a déposé plainte à la fin du mois de janvier et depuis les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne.
Interrogé sur cette opération ce mardi matin, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est "félicité" sur RMC de cette ouverture d’enquête. Il a souhaité que l’on retrouve "les auteurs de ces attaques immondes" avant d’apporter son soutien à toutes les équipes de Zone Interdite.
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Interviewé par Apolline de Malherbe, il a expliqué : "C’est une émission que j’ai non seulement suivie, mais à laquelle Ophélie Meunier m’a demandé de participer, qui démontre des réalités, pour lesquelles d’ailleurs l’État avance beaucoup et je crois qu’elle l’a souligné, mais il est évidemment inacceptable que l’on soit menacé de mort pour sa liberté d’expression et pour son travail démocratique de journaliste".
A propos de l’escorte policière qui a été mise à la disposition d’Ophélie Meunier, le membre du gouvernement a annoncé qu’elle durerait "le temps qu’il faudra" et jusqu’à ce que l’on retrouve ceux qui ont menacé et qu’on les fasse "condamner à des peines les plus exemplaires".
F.A