Suites aux menaces dont fait l’objet Ophélie Meunier après la diffusion du reportage sur l’islamisme en France diffusé dimanche dernier dans Zone Interdite, Michaëlle Gagnet la réalisatrice est sortie du silence. Ce mardi 1er février, la journaliste était invitée à l’antenne de Cnews afin de défendre son enquête. Michaëlle Gagnet débute en affirmant son soutien l’animatrice de M6. "Ce qui m’inquiète et que je trouve terriblement injuste, ce sont les menaces envers Ophélie Meunier (…) C’est pour cela que j’ai envie de prendre la parole, pour dire qu’Ophélie Meunier n’est pas la seule, elle a porté le sujet, elle a réalisé l’interview avec Gérald Darmanin, elle a suivi toute la fabrication du reportage mais il y a toute une équipe derrière elle et évidemment nous la soutenons entièrement".
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Michaëlle Gagnet revient ensuite sur la fabrication de son enquête : "Ce qui a été très compliqué et qui traverse ce reportage c’est la peur de dénoncer. La peur de dire les choses du point de vue des habitants, la peur aussi des responsables politiques qui craignent d’être traités d’islamophobes (…) la peur des représailles… c’est pour ça qu’on nous a souvent demandé d’être anonyme". Critiquée pour l’utilisation de caméras cachées la journaliste se défend : "Je ne trouve pas ça malhonnête, simplement quand on veut montrer la vérité, on est bien obligé de prendre ce procédé-là" explique-t-elle avant de rappeler que : "La France n’est pas dans le ‘Grand Remplacement’ ni sous emprise islamiste, il y a des courants très minoritaires, on compte 1000 personnes radicalisées et suivies sur 4 millions de Musulmans".
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Interpellée par Aurélien Lecocq militant de La France Insoumise au sujet de l’image de la ville de Roubaix renvoyée par le reportage, la réalisatrice affirme : "On est extrêmement mesuré, (…) le reportage peut ne pas vous plaire, mais il est très équilibré. On n’a jamais dit à un seul moment que Roubaix était tombée aux mains des islamistes (…) L’angle était de montrer que dans certains quartiers, il y avait des commerces qui pouvaient poser problèmes (…) pas de faire un portait de Roubaix. Si mon angle c’est le séparatisme, je ne vais pas montrer des clubs sportifs et des thés dansants à Roubaix. Je pense vraiment qu’on a fait très attention à ne pas stigmatiser la ville." A-t-elle conclu.
Thierry Claude